• Chinlon - Phis...

    Vous n'y croyiez plus, hein ?

    Mais si, tout arrive...
    Souvenez-vous c'était l'an dernier -----> ici

    Dudu vous avait dévoilé une part de solution -----> ici
    Mais bien sûr, vous vous languissiez de connaître la fin des explications.

    Ben, la v'la... Chose promise, chose (Du)due...

    Tout d'abord, ceci :

    Chinlon - Phis - Kyats...

    une balle de chinlon

    Mais, nous direz-vous kesse que le chinlon ?
    C'est le sport national birman qui se joue au pied à l’aide d’une balle de rotin tressé de 12 cm de diamètre. Chinlon signifie littéralement "panier arrondi" en birman.
    Le chinlon se pratique de deux façons.

    La première est plutôt un exercice de jonglage, genre "jongle foot" mais très codifié.

    Six joueurs forment un cercle de sept mètres de circonférence. Chaque joueur doit maintenir la balle en l’air en utilisant une série de trente positions qui mobilisent six surfaces du pied et de la jambe. La partie dure 5 minutes. Un bon coup de pied marque « un point » et des pénalités sanctionnent le tomber de balle et l’utilisation des surfaces interdites du pied.
    Illustration visuelle par, d'une part des amateurs dans la rue et d'autre part par des joueurs plus "professionnels".

    Deuxième façon de pratiquer le chinlon :

    Cette variante se joue avec un filet et utilise les règles du volley-ball. Seuls les pieds et la tête sont autorisés.

     

    Image suivante :

    Chinlon - Phis - Kyats...

    une paire de phis

    Les phis sont au Laos ce que les nats sont à la Birmanie...
    Ça vous fait une belle jambe, hein ?
     Chinlon - Phis - Kyats... va être plus explicite :

    la grande particularité du Laos est de faire cohabiter le bouddhisme avec des pratiques animistes omniprésentes. Tous les Laotiens, même ceux qui ont fait des études en Occident, croient aux phis (prononcer « pi »). Ce mot signifie à la fois « esprit », « âme », « fantôme » et « revenant ».
    En théorie, cette croyance est mal vue par le régime. En principe, il suffit de construire une sorte de petit autel où l'on apporte de la nourriture pour que les phis se tiennent tranquilles. C'est, en quelque sorte, leur « maison ».
    Chaque village, mais aussi chaque province, le pays lui-même, possède ses génies protecteurs, les lokapâlas, tellement enracinés qu'ils sont même reconnus et célébrés par le bouddhisme. Généralement nocturnes, leurs apparitions peuvent prendre une forme animale.
    A la différence des nats birmans, rares sont les représentations des phis. Dudu a déniché ceux-ci au fin fond d'une boutique de souvenirs où ils ne semblaient intéresser personne...

    Suite plus tard, les nats et les kyats...

     


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