• Petite chose sans importance... quoique...

    Amis vieux, lillois, fivois, hellemmois, souvenez-vous et écrasez une larme de nostalgie.

    Il y a cinquante ans, le 29 janvier 1966, le tramway B, le tram B, disparaissait définitivement.

    Récit de ce dernier voyage et petite histoire des trams lillois dans cette vidéo de l'INA.

    Le réseau de tramways lillois a été mis en place en 1874. D'abord hippomobile, il fut électrifié à la fin du siècle. En 1950, le réseau comportait 12 lignes desservies par 115 motrices de conception récente. Mais l'ambiance pro-automobile de l'époque signa leur arrêt de mort. 
    La dernière ligne survivante fut la ligne B qui reliait la porte de Béthune à Hellemmes. Véritable colonne vertébrale de la banlieue est de Lille, elle rythmait le quotidien des fivois.
    Dudu, et il ne doit pas être le seul, entend encore le tintement de la cloche avertissant le piéton imprudent qui traversait la rue Pierre-Legrand. Il se rappelle aussi le temps où il se faufilait entre les voyageurs de la plate-forme arrière pour atteindre le poste de commande inoccupé, le wattman (conducteur) étant naturellement à l'avant ! , et simuler la conduite du tram (à l'envers !..).

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Quelques images du Tram B en centre-ville et à Fives

    Léopold Simons, dont Petite chose sans importance... quoique... vous a déjà parlé (voir -----> ici et et pis aussi ), que vous apercevez dans la vidéo a illustré à sa manière l'ambiance des trams lillois.

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

    Petite chose sans importance... quoique...

     Merci au site AMTUIR - Musée des transports et à l'association Mémoire et Patrimoine de Fives pour les documents de cet article.


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  • Synthèse de nos articles consacrés au groupe culte nordiste des années 60-70

     

    Capenoules

    P'tit retour sur un groupe culte de notre région et un zoom sur quelques personnalités incontournables de ce groupe.

    Capenoules

    D'abord, qu'est-ce que c'est Les Capenoules ?
    Un p'tit coup de Wiki... sans glaçons :

    Les Capenoules est un groupe du nord de la France dont la plupart des chansons sont en picard dans sa variante ch'ti. Le mot "capenoule" signifie "voyou" au sens affectueux du terme en patois picard.

    Note de Dudu : Le mot capenoule, inconnu chez Guy Dubois qui manie plutôt le patois du Pas-de-Calais, se retrouve dans le Vocabulaire du patois lillois de louis Vermesse déjà évoqué dans notre blog :

    Capenoules

    Bref revenons à nos moutons...

    En 1966, Jacques Defer (ou Jack Defer) fonde un groupe de musique ch'ti aux chansons paillardes et grivoises, les Capenoules sont nés. Peu après son adhésion au groupe, le photographe Francis Delbarre, change de nom et devient Raoul de Godewaesvelde. Très vite, sa forte stature (1,92 m pour 120 kg) et sa voix grave et rocailleuse en font la vedette incontestée du groupe, mais il déclarera toujours « Mi, j’sus pas canteux, j’sus photographe ! » (Moi je ne suis pas chanteur, je suis photographe). En 1967, c'est Maurice Biraud, sur Europe n°1, qui fera entendre le premier les chansons des Capenoules. Fin 1967, les Capenoules sortiront un disque 33 tours, avec le titre "les chansons de ma nourrice", pour qui connaît le patois ch'ti, chansons paillardes, grivoises. Peu de gens le savent, mais le grand succès du leader des Capenoules, Raoul, "Quand la mer monte" a été composé par Jean-Claude Darnal chanson vendue à plus de 150000 exemplaires.

    Capenoules

    Capenoules

    Capenoules

       Les 33 tours des    Capenoules

     

    Trois 45 tours

    des Capenoules

    Capenoules

    Capenoules

    Dudu aimerait revenir sur quelques personnages emblématiques de ce groupe et par là-même incontournables de la vie lilloise des années 60-70.

    A tout seigneur, tout honneur : Raoul !

     

    Les Capenoules n'auraient pas été les Capenoules sans Francis Delbarre. D'abord qui aurait fait les photos inoubliables des pochettes de disques ? Mais soyons sérieux, c'est surtout sa voix reconnaissable entre toutes qui a fait son succès.

    Raoul nous conte l'histoire du Mongy, le tramway reliant Lille à Roubaix et Tourcoing.

    Il y a deux ans, Capenoules vous avait déjà parlé de Raoul -----> ici, allez-y voir...

    -------------------------->

    La Chanson de Raoul, un précieux documentaire de FR3, où apparaissent de nombreux protagonistes des Capenoules ainsi que la famille de Raoul.
    A noter aussi la présence de Ronny Coutteure.

     

    Jacques Defer

                                     La disparition du musicien Jack Deferjacques-defer-a-interprete-ses-derniere-862211-copie-1.jpg

    Jack Defer et son orchestre, l'un et l'autre étaient inséparables. Le musicien originaire d'Armentières est décédé en 2010.
    Jacques Defer, plus connu sous le prénom de Jack, est né d'une famille de musiciens mais c'est au conservatoire de Lille qu'il avait fait ses premières armes. Il était alors parti chercher fortune à Paris, où ses talents de saxophoniste lui ont valu le 1er prix du conservatoire national de Paris. C'est à l'époque qu'il entre dans la Garde républicaine de Paris.
    C'est de retour dans le Nord qu'il crée son orchestre qui se produira ensuite dans toute la France et en Belgique. C'est en 1965 qu'il fonde les Capenoules. Également pianiste de renom, le musicien avait dirigé pendant 14 ans l'école de musique d'Armentières. (Nord Éclair du 20/12/2010)

     

    Robert Lefebvre

    robert_lefebvre

    Né en 1921 à Lille, élève brillant, Robert Lefebvre devient très vite comédien amateur grâce à son père comédien et journaliste, puis entre au Conservatoire d'art dramatique. En 1944, engagé volontaire dans l'armée française, il participe à la libération de Paris, puis entre au Ministère du Travail.
    Débutant comme reporter en locale à La Voix du Nord en 1946, puis adjoint au chef des informations de nuit, il crée en 1959, le premier service des relations publiques de la presse, 
    Parallèlement au journalisme, il anime en tant que producteur des émissions de radio,
    Comédien, il apparaît dans un Maigret ou dans « Maria Vandamme ».
    Robert fut toujours passionné de patois. Aux gens qui lui disaient « Le patois, c'est vulgaire » ,il répondait : "Ce n'est pas le patois qui est vulgaire, ce sont les gens qui l'emploient."
    Avec Pierre et Michel Célie, Robert lance les Editions Déesse et décide d'enregistrer les Capenoules.
    En télé, Robert anime des émissions où s'expriment les patoisants du Nord-Pas de Calais, et assure la promotion de nombreux évènements comme la revue patoisante de Boulogne sur mer avec Ch' Guss et Jean Jarett . Avec son ami Olivier Montels, il accueille Renaud à l' Hospice Comtesse lors de la sortie de son CD « Renaud cante el' Nord ». Il crée l'émission « Le p'tit café du Samedi » présentée par sa fille Isabelle qui réunissait de nombreux patoisants de tous bords
    A la Maison du Terroir, place aux Oignons, avec son épouse Nelly, il va développer de nombreux articles « Ch'ti ».Ils mettront en place aussi une exposition sur l'auteur du P'tit Quinquin, Alexandre Desrousseaux, à travers les dessins de Roland Cuvelier (déjà évoqué Capenoules 2 ici).
    Hommage de Guy Dubois à Robert Lefebvre dans Ch'tis du monde (lien)


    Un document de l'INA avec Robert Lefebvre et Pierre Célie. A 1'07, écoutez la voix caractéristique de Robert Lefebvre. Même sans le voir, on savait qu'il était là !

    Biloute

     

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    Henri Leblond, surnommé Biloute, est lui aussi un des piliers... (de bistrot ?) du groupe.

    Dans son café, le chanteur BILOUTE dédicace son dernier disque à son ami le peintre dunkerquois Arthur VAN EYCK. Puis il chante en chtimi sur l'air de la chanson d'Aznavour "Tu t'laisses aller".

    Biloute est connu également pour avoir adapté des fables de La Fontaine en patois.

     

    Ch' corbeau et ch' renard

    Cheu'll cigale et cheu'll fourmi

    L' lief et l' tortue

     

    Roger Frézin

    Roger Frézin a étudié les arts graphiques à l'école des Beaux-Arts de Lille. En 1957, en réaction contre l’enseignement jugé trop académique et trop figé de l’école, il fonde l’Atelier de la Monnaie avec Pierre Olivier et Claude Vallois. Dans les années 1960, il participe au groupe surréaliste Phases, créé par le peintre Édouard Jaguer. Roger Frézin a également été membre du groupe nordiste les Capenoules. Il a été enseignant à l'école des Beaux Arts de Lille de 1972 à 1989. Roger Frézin était entre autres l'ami du mime Marceau avec lequel il ne manquait pas de se rencontrer à chaque fois que celui-ci se produisait à Lille. (Wiki)

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    Au sein des Capenoules, Roger Frézin était chargé des illustrations sur les pochettes de disques, collection d'images évidemment un peu lestes dont voici quelques échantillons...

    Capenoules 3

    Capenoules 3

    Capenoules 3

    Capenoules 3

    Capenoules 3

    Capenoules 3

     

    Capenoules 3

    <----------------

    Roger Frézin au centre
    avec Marco Slinckaert
    à sa droite et Raoul
    à sa gauche

     

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    Mimi Ducherloque

    Cet article de La Voix du Nord en 2009 ramènera les vieux Lillois (comme Dudu) 50 ans en arrière... Quelle époque !

    Mimi reine de la nuit, ou la véritable histoire du Sherlock

    Outrée par la description faite de son établissement, elle veut rétablir la vérité. Le Sherlock, son night-club du 12, rue de Pas, incendié en 1974, n'était aucunement un « claque ». Micheline Dehertogh, alias Mimi Ducherloque, ouvre la malle aux souvenirs pour ressusciter les grandes heures du Lille nocturne.

    Acteur, comédien, la voix de Philippe Clay reste à jamais celle du « M'sieur Clemenceauuu » des Brigades du Tigre . Sa signature est la première du livre d'or de Micheline Dehertogh. Suivent Hugues Aufray, Claude François, Jean-Marc Thibault, Colette Renard, Annie Girardot, les Platters, Pétula Clark, Jean Richard, Bébel, Francis Blanche... ou Lionel Hampton, l'un des géants du jazz. « Celle-là, elle vaut de l'or », se rengorge doucement Mimi en tapotant le paraphe. Sur le papier racorni défile le vibrant panthéon du Sherlock, qu'elle prend à témoin. Son night-club n'était ni un «  boui-boui » ni un « claque ». « Celui qui a dit ça nous veut du mal, s'indigne Mimi. Ma mère dormait à l'étage, avec mon fils et ma soeur. » L'avanie a un précédent : Aznavour. «  Un type odieux, affirme Arlette, la soeur de Mimi. Il est arrivé en disant : "Elles sont où les filles ?" Mais attendez, c'est pas un bordel ! » Sur la moquette Maniglier du Sherlock se croise, dans les années 60, la crème du showbiz. « Il était bien situé, note Christian, un ami.
    À proximité, il y avait le théâtre (à l'opéra) et le cinéma Le Ritz, qui programmait des intermèdes musicaux entre les films, avec vedettes américaines le week-end. »

    Saint des saints

    À l'époque, Christian arrondit ses fins de mois en emballant des journaux la nuit. « Quand j'ai eu assez, j'ai fait faire, chez un tailleur, un costume marron avec chemise, cravate, godasses, pour entrer au Sherlock. Le premier jour, j'avais une sacrée trouille ; J'étais dans le saint des saints.  » Au Sherlock, la nuit a une reine. Micheline a racheté le Méditerranée en 1957 avec son époux André. En 1961, ils le transforment et le rebaptisent. On lui donne du Mimi Ducherloque, nom sous lequel elle chante avec les Capenoules, ce groupe patoisant emmené par Raoul De Godewarsvelde. L'ancienne du cours Simon, née en 1926, en même temps que la façade du 12, a du bagout, de l'entregent et du succès. Son paradis pour noctambules, où se succèdent les orchestres (I Trovatori, I Siculi, I Quatro Derby...), constitue une étape incontournable sur la route des fêtards distingués, stars mais aussi habitués.
    Comme ce Fernand qui n'aimait rien tant que déclamer du La Fontaine, avec un faible pour Les Animaux malades de la peste.

    S'il a oublié la peste, ce Lille d'antan n'est pas épargné par la pègre. « Un certain nombre de gens se sont aperçus qu'ici, ce n'était pas les mines », glisse Christian. « Ce sont les Niçois qui sont montés en premier, note Mimi. Mais les voyous, autrefois, avaient un code d'honneur. » Reste que le Sherlock est prié, une fois l'an, d'harmoniser ses tarifs avec ceux de ses concurrents. Une règle de bonne entente. Jusqu'aux réveillons de 1973, affirme Mimi. « On avait décidé de ne pas bastonner les gens qui nous faisaient vivre le reste de l'année.  » Pas de hausse des prix, donc. Elle raconte les porte-flingues dépêchés, les menaces proférées. Un an plus tard, à deux semaines des fêtes, le 9 décembre 1974, le Sherlock explose en pleine nuit. Il inaugure une coutume lilloise qui verra, par la suite, d'autres établissements périr par le feu.

    Le deuil du Sherlock

    Le night-club de la rue de Pas ne se relèvera jamais. «  J'étais en deuil, se souvient Mimi.
    Je disais "le Sherlock est mort". Et en 1976, mon mari est décédé. » Elle revend le bâtiment deux ans après. Les images et les amis, eux, la suivront au restaurant qu'elle tiendra, pendant quelques années, rue Solférino. Ils demeurent à ses côtés, aujourd'hui, et protestent quand le passé est insulté.
    « Lorsque les policiers m'ont interrogée, après l'incendie, ils m'ont dit que dans le milieu, j'étais classée blanc-bleu.  » Au-dessus de tous soupçons, dans le jargon. La couleur la plus pure, pour les diamantaires. Blanc-bleu, aussi, les souvenirs clairs de Mimi, et ces yeux vifs encore, qui pleurèrent le soir où Fats Domino joua, à sa demande, Blueberry Hill dans son précieux Sherlock.

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    La façade du Sherlock, comme un symbole


    Prêts pour la photo...

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    Une savoureux entretien avec Mimi en 2010, toujours dans la Voix du Nord :

    Mimi n'aime pas les raccourcis. Gare : une femme capenoule n'est, en rien, une Capenoulette. « Les Capenoulettes, c'était Fifine, Thérèse et Ginette, et elles avaient de la chance que je les tolère », chapitre Micheline Dehertogh, faussement sévère. Mimi Ducherloque, c'est une Capenoule, point. En fait, c'est LA Capenoule. « C'était une famille, il n'y en a jamais un qui m'a draguée. Pierre Célie, un jour, a dit " Les Capenoules, c'est une histoire de mecs. " J'ai répondu "Merci ! " Et lui : "Ti, c'est pas pareil. " Ils me considéraient comme un copain. » Ça lui convenait, Mimi. Pas bégueule. « C'était sans doute plus choquant d'entendre une femme dire des choses vulgaires », reconnaît-elle, en traduisant quelques vers des P'tits poils du samedi soir : « Les poils de mon cul, je les ai revendus... » Dans son appartement de La Madeleine, elle chantonne en sirotant un vin d'orange. Comment croire qu'un demi-siècle a filé depuis qu'elle a ouvert, à Lille, le club avec lequel elle allait se confondre, le Sherlock ? Son regard n'a pas pâli depuis cette photo, prise dans un studio parisien, à l'enregistrement de Quand la mer monte. On l'y voit souffler dans un trombone, à côté de Darnal (l'auteur) et Raoul, qu'elle appelle toujours « Francis ». « Ce n'est pas Francis Delbarre qui s'est tué, c'est Raoul de Godewarsvelde », souffle-t-elle. Le suicide du colosse, en 1977, sonne le début de la fin des Capenoules.

    L'aventure commence chez Mimi, rue de Pas. Au comptoir de ce Sherlock où se pressent alors les noctambules chics. André Verchuren cherche des chansons en patois. Un ami de la patronne, Robert Lefebvre, se met à écrire. Jack Defer rapplique avec son orchestre. « Ils ont enregistré le premier 45 tours au Sherlock, en une nuit, rappelle Francis Delabre, l'auteur de "Capenoules !". Il s'en est vendu plus de 10 000 exemplaires sous le manteau. » La machine est lancée. Foutraque, improvisée, joyeuse. Les Delbarre, Decubber, Lefebvre, Célie montent à Paris pour graver leurs « folques-songues en patois ». « On ne se prenait pas pour des stars. Un technicien parisien nous a dit "Il faut huit jours à Dalida, vous, en deux heures, c'est fait". On n'en a jamais fait un métier. »

    Vénus sortie d'une cabine de plage

    Elle a le don de la parole, Mimi. Elle lâche : « J'aurais voulu être une artiste. » Pas une Capenoule, une comédienne. « C'était mon rêve de faire du théâtre. Mon mari l'a gâché en venant me chercher à Paris quand j'étais au cours Simon. Être revenue à Lille, c'est mon éternel regret. Mais j'étais amoureuse... » Le Sherlock comblera ce manque. Il sera son théâtre. « Mon caillebotis, c'était ma scène à moi. J'en avais besoin. » Interprète de Du gris, de Dumont - « Je sens que mon âme s'en ira/Moins farouche/Dans la fumée qui sortira/De ma bouche » -, elle claironnait Baiss'ta gaine Philomène avec les Capenoules. Sur une photo célèbre, ces messieurs en tenue de baigneur n'ont d'yeux que pour Vénus sortie d'une cabine de plage. Son époux tordait le nez. Elle n'aurait arrêté pour rien au monde. Pas même pour lui. « J'étais devenue quelqu'un seule. Je représentais quelque chose. Je n'étais plus Micheline Dehertogh, je n'étais plus la femme de mon mari. J'étais Mimi Ducherloque. » •

     

     

    Michel Célie

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    Article de la Voix du Nord :

    Natif de la Madeleine, près de Lille, Michel Célie, vers la fin de sa vie, vivait rue Lepic à Paris. Une rue dans laquelle se trouvait la maison de production des Capenoules, le label « Déesse », justement. Pour raconter sa vie, il résumait ainsi : « J’ai toujours eu de la chance ».

    Adolescent, Michel Célie vit à Mouscron, où sa famille a déménagé : « Ma famille paternelle travaillait le lin, elle avait une entreprise de rouissage dans la vallée de la Lys. Il a été tiré au sort qui s’installerait à Mouscron. C’est tombé sur mon grand-père. » Quand il découvre le théâtre et l’écriture, il sait vite qu’il ne veut pas travailler dans le textile par tradition familiale.

    Il crée alors sa troupe, « Les comédiens réunis ». Avec Pierre, son frère, et Robert Lefebvre (un ancien journaliste à La Voix du Nord), ils créent l’émission de télévision « Les copains du samedi » : « À l’époque, il n’y avait que trois chaînes de télévision dans le Nord - Pas-de-Calais mais une seule, la 3, le samedi soir. Les artistes se disputaient pour venir. »

    Ces soirées se terminent autour d’un verre, entre amis et en chansons 100 % chti. Les Capenoules sont nés et préparent, en 1966, leur premier 33 tours. Mais ils n’ont pas de maison de disques. Pierre et Michel créent alors le label Déesse. Déesse parce que, quand il a fallu lui trouver un nom, ils partageaient un verre sur la Grand-Place de Lille. « Et ça a marché. Ce premier 33 tours s’est bien vendu. Le premier 45 de Raoul de Godewarsvelde – Tu n’es qu’un employé – a été diffusé tout de suite à la radio. » Le label Déesse a connu d’autres succès, notamment avec le « rital » Claude Barzotti, et avec la « Danse des canards ».

    L’aventure des Capenoules se termine avec le décès de Raoul (Francis Delbarre), en 1977. De cette amitié, Michel Célie avait gardé l’habitude de déjeuner régulièrement avec son fils, Arnaud Delbarre, quand celui-ci était directeur de l’Olympia.

    Plusieurs amitiés ont marqué sa vie, avec Jacques Brel qu’il avait connu à 19 ans, et surtout avec Bernard Dimey, l’auteur de « Mon truc en plumes ».

     

    Marco Slinckaert

    Marco Slinckaert, né en 1943, et mort le 13 décembre 2009, est illustrateur et sculpteur. Il a notamment fait partie de L'Atelier de la Monnaie fondé par l'artiste Roger Frézin.

    Illustrateur pour plusieurs entreprises (Philips ou encore Valkeniers à Lomme), il a été l'un des premiers à exploiter le numérique et l'informatique dans ses œuvres. Sa recherche artistique est essentiellement axée autour de « l'incapacité d'accéder et de mettre au réel l'infinitude. Infinitude du temps, infinitude de l'espace, infinitude des nombres. »

    Son œuvre la plus emblématique est la sculpture intitulée Fontaine de la Solidarité, représentant un ruban de Möbius qui orne le centre de la place de la Solidarité dans le quartier de Wazemmes à Lille. Inaugurée en 1989 par le président François Mitterrand, cette sculpture de 12 m de long par 7 m de haut est composée de 3000 éléments d'acier inoxydable pour un total de 10 tonnes. L'œuvre a été conçue par ordinateur par l'artiste, puis fabriquée par Inoxi France. Cette œuvre est souvent surnommée « Le Serpent » par les riverains, et la place sur laquelle elle se trouve, le « rond-point du Serpent », qui est devenu un repère géographique important à Lille.Marco Slinckaert était soliste et compositeur au sein des Capenoules. (Wiki)

     

    Capenoules 3


    Jacques Bonnaffé chante Min p'tit s'rin, chanson composée par Marco pour les Capenoules

    Capenoules 3

     

     

    Pour clore cet ensemble d'articles, essayons de classer les titres des Capenoules et terminons par les très attendues chansons (vraiment, vraiment...) paillardes.

    Il convient donc d'avertir les visiteurs que la fin de cet article n'est pas destinée aux oreilles prudes ou sensibles.

    Mais y'a pas... Dudu est obligé d'y passer s'il veut être exhaustif sur le sujet...

    Donc , on vous disait : classification des chansons. Il est évident que certaines peuvent être classées dans plusieurs catégories. Et puis tout cela ne doit pas être pris trop au sérieux !

    Répertoire des Capenoules

    Répertoire des Capenoules

    Répertoire des Capenoules

    1 - Chansons régionales, voire locales, où sont cités des lieux ou des personnages typiquement nordistes ou lillois :
    Les gars du Nord
    Quind les inglaisses
    Ch'est mi D'siré 
    Charlot l' bochu
    L' curé d' Saint-Louis
    ...

    2 - Chansons festives ou/et chansons à boire :
    La zizique à papa
    Dins l' pouli à glaines
    Pitche et Mitche

    Dinse min fieux, dinse
    Ch' qu'in veut nous zaut'
    V'là l' diminche arrivé 
    Ch'est un bon d'mi
    Lève tin verre
    ...

    3 - Chansons consacrées aux femmes (!!!!)
    Eul' file d' Sainghin
    Eul' grante berlousse 
    Rosalie Babache
    Eul' grosse Adrienne
    Elle s'appelle Françoise
    Eul' petite boteuse
    Ah la pourrisse
    Eun' file d' Saint Sauveur
    Eul' planque à pain

    C'est-y pas poétique, tout ça ?
    Attention, maintenant, on rentre "dans le dur"...

    Répertoire des Capenoules

    Répertoire des Capenoules

    Répertoire des Capenoules

    4 - Chansons consacrées à l'appareil génital masculin, mais tout en douceur et à double sens. Les visiteurs assidus de Répertoire des Capenoules se douteront que c'est notre catégorie préférée...
      MinRépertoire des Capenoules p'tit s'rin
      Min poreau  
      Min p'tit frère
      Min p'tit arrosoir
    ... Notez qu'il est souvent p'tit...

    5 - Chansons un peu "caca prout". Là aussi, Répertoire des Capenoules , on ne déteste pas...
    T'iros ti ?
    Eul' négresse
    Tout ch' ti qui pisse
    Jean Lariguette 
    ...

    Allez, on monte encore d'un cran...

    6 - Chansons lestes, grivoises ou carrément paillardes
    Polka comme cha
    Les bogettes
    Baisse ta gaine, Philomène 
    L'curé de chez nous
    Tant pis pour elle, tant pis pour nous
    L' société des grosses biroutes
    Les Capenoules vous saluent bien
    Sur la route de Sainghin
    In r'venant de l' kermesse

    ...

    Enfin dernière catégorie, Dudu ne pensait pas en arriver là, mais le hasard d'un balade sur Youtube a bien fait les choses...

    7 - Chansons de corps de garde

     Alors, on vous l'avait dit, c'est du lourd...


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  • Le Conseil Régional des Hauts-de-France (ici) organise une consultation à propos du futur logo de la région.
    Voici les logos proposés aux habitants :

    propo3

    LogoHautsDeFrance

    logo6
    Impression HDF logo-HdF1-mini

     

    Logo

    ...logos auxquels nous ajouterons celui-ci proposé par un de nos visiteurs (Jean-Michel), mais hélas pas présent dans le choix offert par le Conseil Régional.

    Retour sur le logo Hauts-de-France

    Nous, Retour sur le logo Hauts-de-France , on aimait bien çui-là :

    Logo Hauts-de-France

    Mais bon, il n'a pas non plus été choisi (peut-être trop abstrait ?)...


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