• Connaissez-vous Vincent Malone ?

    Il est censé être un chanteur pour enfants... Mais ses textes ne sont pas infantiles pour autant.

    Certains sont même un peu... caca prout... Evidemment, ça ne vole pas toujours très haut, mais qu'est-ce que ça fait du bien !

    Ecoutez donc.                     

    Vincent Malone


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  • Lu aujourd'hui sur le blog : Un prof à l'envers . Hilarant... et tellement vrai, plusieurs fois vécu. Les instits et les profs apprécieront...

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    La liste est non-exhaustive et l’ordre aléatoire, mais le Top est à la mode depuis que TF1 l’a décliné à toutes les sauces sur son antenne. J’espère bien que celui-ci, comme tant d’autres, ira polluer la page d’actualité du compte Facebook de vos « amis ».

    1.    La maman espionne
    Sa mission, elle l’a acceptée, est de tirer les vers du nez du nouveau maître et de faire un rapport circonstancié à tous les parents lors d’une réunion-trottoir. Imprudemment, on fait appel à elle pour notre première sortie. Ses armes ? Pas de lampe de bureau braquée dans les yeux. Non, des sourires, des questions et une mise en confiance digne des meilleurs psychanalystes.  Alors sans s’en rendre compte, on lui parle de notre premier jour dans cette école, de  notre premier poste, de nos premiers doutes, de notre première fois avec la langue. Et quand, à la sortie du bus, on se réveille de son habile hypnose, il est trop tard. Notre intimité violée est jetée en pâture sur le parvis de l’école aux commanditaires de la mission : les autres parents.

    2.    L’enfant de plus
    Conformément au BO HS n°7 du 23 septembre 1999, Quels que soient le type de sortie scolaire et les effectifs de la classe, les élèves sont toujours encadrés par deux adultes au moins, dont le maître de la classe. Au début de la sortie, on est bon. Un papa nous accompagne. On est deux adultes pour 24 enfants. Mais au fur et à mesure du trajet qui nous conduit à la piscine, la donne change. Quelque chose d’imperceptible. A la piscine, lors de la séance de natation, le malaise grandit et l’on commence à identifier la source. Enfin, lorsqu’à la sortie des bassins on réunit les élèves pour savoir qui a fabriqué une bombe à eau avec le bonnet de bain de Joris, on n’est pas surpris voir tous les regards converger vers le papa accompagnateur. Le problème maintenant, c’est qu’on est hors des clous. Un seul adulte pour 25 enfants.

    3.    Le papa opportuniste
    Pour la sortie à la bibliothèque, il n’avait pas eu l’information. Pour les séances de piscine, il n’était pas disponible. Pour la visite des serres municipales, il ne s’était pas manifesté. Par contre, pour la sortie à Paris, il était informé, disponible et le premier à se manifester.

    4.    La maman sollicitée
    A-t-elle la fibre avec les enfants ? Est-elle plus disponible qu’un autre parent ? A-t-elle même encore ses enfants dans notre école ? On s’en contrefout. On fait appel à elle depuis plusieurs années  pour nous accompagner à la piscine. Uniquement, la piscine. A-t-elle un agrément ? Même pas ! De toute façon, les maîtres-nageurs ferment les yeux sur ce dernier point. Par contre, ils les ont grand ouverts devant les deux énormes agréments qui se balancent lourdement dans les deux minuscules carrés de tissus qui composent le haut de son maillot de bain et qui deviennent transparents à force d’imagination.

    5.    La maman-collante-qui-aimerait-bien-faire-du-maître-son-quatre-heures.
    Tout est dans le titre. On regrette juste qu’il ne s’agisse jamais de la maman sus citée en n°4.

    6.    La maman voilée.
    Elle arrive le visage enserré par son hijab ne laissant filtrer que ses yeux malicieux et son sourire sincère. Comme manifestement elle n’a pas lu la charte de la laïcité diffusée au début de l’année, on lui explique le problème, plus mal à l’aise qu’on ne devrait l’être. Elle comprend et sourit encore, mais un peu moins. Elle est embêtée, la sortie est compromise. Elle fait preuve de bonne volonté en proposant de changer de couvre-chef pour au moins cacher sa chevelure si convoitée, cette masse de cheveux censée faire naître le désir chez le mâle ennemi.  Pour notre part, le mal est déjà fait. Le désir est né de ses yeux et de sa bouche. Et cette mystérieuse chevelure cachée ne parvient qu’à le faire croître. On fouille dans le bureau de Directrice et on en sort un sac d’habits oubliés. Après avoir mis de côté  une casquette Ricard et un bandana Dorothée, elle jette son dévolu sur un bonnet aux couleurs de la Jamaïque. Un peu plus tard, à la bibliothèque, en la regardant du coin de l’œil pour ne pas la mettre mal à l’aise, on se dit qu’elle a un drôle de look cette maman, avec ce bonnet pendouillant et contenant des litres de cheveux qu’on imagine d’un noir de jais. Mais on se rassure, aussi ostentatoire soit-il, le bonnet rastafari ne marque l’appartenance à aucune religion… Puis on se dit qu’on vérifiera quand même sur Wikipédia en rentrant à l’école.

    7.    La maman geek
    Ce n’est pas sur elle qu’il faut compter pour faire un compte rendu de la sortie. Elle passe tout son temps les yeux collés à son portable quand celui-ci n’est pas collé à son oreille. Elle s’extirpe du groupe aussi discrètement que sa sonnerie RnB le lui permet. Puis elle revient les yeux rivés sur l’écran qui ne l’informe même pas des dangers que frôlent les élèves. Ses doigts pianotent à tue-tête des SMS d’une longueur proustienne et quand on croit qu’elle est enfin libre de toute connexion, disposée à assumer son rôle d’accompagnatrice, on aperçoit la discrète oreillette qui l’a rattache à son monde et qui l’éloigne du nôtre où sa présence perd de son sens.

    8.    Le maître bis.
    Il a toujours voulu être professeur. Goûter à ce pouvoir que tout enseignant possède sur ses élèves. Malheureusement il est agent immobilier. Et même pas à la tête d’une équipe. Alors le temps d’une sortie scolaire avec son fils, il réalise son rêve de toujours. Il sermonne, explique, décide, punit, donne la parole, montre, propose, engueule. Il enseigne, quoi. On se sent alors inutile dans notre rôle quotidien et on glisse peu à peu dans celui de parent accompagnateur. On goûte un temps à cette réalité qui ne sera jamais la nôtre car malheureusement, nous autres, enseignants, nous n’aurons jamais la chance d’accompagner la classe de nos propres enfants.

    9.    Le papa négligé.
    On le connaît et on peut compter sur lui. Encore une fois, le matin même, on l’attrape au vol avant qu’il ne reparte. On lui explique l’urgence. Notre embarras. Le parent prévu vient de se désister, son enfant est malade. Il accepte, passe un coup de fil et revient dans le hall où les enfants se préparent. Sur le chemin, il s’enquit de notre destination. Sa fille ne lui a pas parlé de la sortie. On lui explique que dans le cadre de l’histoire des arts, on visite la mosquée. Il tique. Légèrement mais suffisamment pour  qu’on le remarque. Dans notre tête ça bouillonne.  Oh non pas lui ! Un modèle d’ouverture d’esprit. Et sa fille et les valeurs louables qu’il semblait lui avoir transmises. Plus loin, il avoue. Il est embêté. La mosquée, il aurait préféré être prévenu. On feint la surprise et on demande des explications. Il est embarrassé et baisse la tête en souriant. Il nous explique. Il a des trous à ses chaussettes.

    10.    Le papa compatissant
    Tout au long de la sortie il parsème ses interventions de phrases exclamatives à l’égard des enseignants. Du genre Quel courage ! Quelle patience ! Je ne pourrais pas ! On se rengorge, on bombe le torse, on est fier. Fier d’exercer le plus beau et l’un des plus difficiles métiers du monde et d’avoir impressionné ce papa expert juriste en défiscalisation d’entreprise et business plan consulting en gestion de patrimoine à Dubaï.  Mais quand il repart et qu’il nous pose amicalement la main sur l’épaule avec un sourire lourd de sens et dégoulinant d’un compatissant « Bon courage mon vieux », on se prend la réalité en pleine face. La réalité d’un métier un peu plus peinard, un bureau bien rangé dans un open space convivial. Mais très vite, on rebombe le torse et l’on oublie bien vite cette hérésie pour laquelle on ferait bien de nous botter l´arrière train.


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  • Lu aujourd'hui sur le blog : Un prof à l'envers . Hilarant... et tellement vrai, plusieurs fois vécu. Les instits et les profs apprécieront...

    Lien vers le site

    La liste est non-exhaustive et l’ordre aléatoire, mais le Top est à la mode depuis que TF1 l’a décliné à toutes les sauces sur son antenne. J’espère bien que celui-ci, comme tant d’autres, ira polluer la page d’actualité du compte Facebook de vos « amis ».

    1.    La maman espionne
    Sa mission, elle l’a acceptée, est de tirer les vers du nez du nouveau maître et de faire un rapport circonstancié à tous les parents lors d’une réunion-trottoir. Imprudemment, on fait appel à elle pour notre première sortie. Ses armes ? Pas de lampe de bureau braquée dans les yeux. Non, des sourires, des questions et une mise en confiance digne des meilleurs psychanalystes.  Alors sans s’en rendre compte, on lui parle de notre premier jour dans cette école, de  notre premier poste, de nos premiers doutes, de notre première fois avec la langue. Et quand, à la sortie du bus, on se réveille de son habile hypnose, il est trop tard. Notre intimité violée est jetée en pâture sur le parvis de l’école aux commanditaires de la mission : les autres parents.

    2.    L’enfant de plus
    Conformément au BO HS n°7 du 23 septembre 1999, Quels que soient le type de sortie scolaire et les effectifs de la classe, les élèves sont toujours encadrés par deux adultes au moins, dont le maître de la classe. Au début de la sortie, on est bon. Un papa nous accompagne. On est deux adultes pour 24 enfants. Mais au fur et à mesure du trajet qui nous conduit à la piscine, la donne change. Quelque chose d’imperceptible. A la piscine, lors de la séance de natation, le malaise grandit et l’on commence à identifier la source. Enfin, lorsqu’à la sortie des bassins on réunit les élèves pour savoir qui a fabriqué une bombe à eau avec le bonnet de bain de Joris, on n’est pas surpris voir tous les regards converger vers le papa accompagnateur. Le problème maintenant, c’est qu’on est hors des clous. Un seul adulte pour 25 enfants.

    3.    Le papa opportuniste
    Pour la sortie à la bibliothèque, il n’avait pas eu l’information. Pour les séances de piscine, il n’était pas disponible. Pour la visite des serres municipales, il ne s’était pas manifesté. Par contre, pour la sortie à Paris, il était informé, disponible et le premier à se manifester.

    4.    La maman sollicitée
    A-t-elle la fibre avec les enfants ? Est-elle plus disponible qu’un autre parent ? A-t-elle même encore ses enfants dans notre école ? On s’en contrefout. On fait appel à elle depuis plusieurs années  pour nous accompagner à la piscine. Uniquement, la piscine. A-t-elle un agrément ? Même pas ! De toute façon, les maîtres-nageurs ferment les yeux sur ce dernier point. Par contre, ils les ont grand ouverts devant les deux énormes agréments qui se balancent lourdement dans les deux minuscules carrés de tissus qui composent le haut de son maillot de bain et qui deviennent transparents à force d’imagination.

    5.    La maman-collante-qui-aimerait-bien-faire-du-maître-son-quatre-heures.
    Tout est dans le titre. On regrette juste qu’il ne s’agisse jamais de la maman sus citée en n°4.

    6.    La maman voilée.
    Elle arrive le visage enserré par son hijab ne laissant filtrer que ses yeux malicieux et son sourire sincère. Comme manifestement elle n’a pas lu la charte de la laïcité diffusée au début de l’année, on lui explique le problème, plus mal à l’aise qu’on ne devrait l’être. Elle comprend et sourit encore, mais un peu moins. Elle est embêtée, la sortie est compromise. Elle fait preuve de bonne volonté en proposant de changer de couvre-chef pour au moins cacher sa chevelure si convoitée, cette masse de cheveux censée faire naître le désir chez le mâle ennemi.  Pour notre part, le mal est déjà fait. Le désir est né de ses yeux et de sa bouche. Et cette mystérieuse chevelure cachée ne parvient qu’à le faire croître. On fouille dans le bureau de Directrice et on en sort un sac d’habits oubliés. Après avoir mis de côté  une casquette Ricard et un bandana Dorothée, elle jette son dévolu sur un bonnet aux couleurs de la Jamaïque. Un peu plus tard, à la bibliothèque, en la regardant du coin de l’œil pour ne pas la mettre mal à l’aise, on se dit qu’elle a un drôle de look cette maman, avec ce bonnet pendouillant et contenant des litres de cheveux qu’on imagine d’un noir de jais. Mais on se rassure, aussi ostentatoire soit-il, le bonnet rastafari ne marque l’appartenance à aucune religion… Puis on se dit qu’on vérifiera quand même sur Wikipédia en rentrant à l’école.

    7.    La maman geek
    Ce n’est pas sur elle qu’il faut compter pour faire un compte rendu de la sortie. Elle passe tout son temps les yeux collés à son portable quand celui-ci n’est pas collé à son oreille. Elle s’extirpe du groupe aussi discrètement que sa sonnerie RnB le lui permet. Puis elle revient les yeux rivés sur l’écran qui ne l’informe même pas des dangers que frôlent les élèves. Ses doigts pianotent à tue-tête des SMS d’une longueur proustienne et quand on croit qu’elle est enfin libre de toute connexion, disposée à assumer son rôle d’accompagnatrice, on aperçoit la discrète oreillette qui l’a rattache à son monde et qui l’éloigne du nôtre où sa présence perd de son sens.

    8.    Le maître bis.
    Il a toujours voulu être professeur. Goûter à ce pouvoir que tout enseignant possède sur ses élèves. Malheureusement il est agent immobilier. Et même pas à la tête d’une équipe. Alors le temps d’une sortie scolaire avec son fils, il réalise son rêve de toujours. Il sermonne, explique, décide, punit, donne la parole, montre, propose, engueule. Il enseigne, quoi. On se sent alors inutile dans notre rôle quotidien et on glisse peu à peu dans celui de parent accompagnateur. On goûte un temps à cette réalité qui ne sera jamais la nôtre car malheureusement, nous autres, enseignants, nous n’aurons jamais la chance d’accompagner la classe de nos propres enfants.

    9.    Le papa négligé.
    On le connaît et on peut compter sur lui. Encore une fois, le matin même, on l’attrape au vol avant qu’il ne reparte. On lui explique l’urgence. Notre embarras. Le parent prévu vient de se désister, son enfant est malade. Il accepte, passe un coup de fil et revient dans le hall où les enfants se préparent. Sur le chemin, il s’enquit de notre destination. Sa fille ne lui a pas parlé de la sortie. On lui explique que dans le cadre de l’histoire des arts, on visite la mosquée. Il tique. Légèrement mais suffisamment pour  qu’on le remarque. Dans notre tête ça bouillonne.  Oh non pas lui ! Un modèle d’ouverture d’esprit. Et sa fille et les valeurs louables qu’il semblait lui avoir transmises. Plus loin, il avoue. Il est embêté. La mosquée, il aurait préféré être prévenu. On feint la surprise et on demande des explications. Il est embarrassé et baisse la tête en souriant. Il nous explique. Il a des trous à ses chaussettes.

    10.    Le papa compatissant
    Tout au long de la sortie il parsème ses interventions de phrases exclamatives à l’égard des enseignants. Du genre Quel courage ! Quelle patience ! Je ne pourrais pas ! On se rengorge, on bombe le torse, on est fier. Fier d’exercer le plus beau et l’un des plus difficiles métiers du monde et d’avoir impressionné ce papa expert juriste en défiscalisation d’entreprise et business plan consulting en gestion de patrimoine à Dubaï.  Mais quand il repart et qu’il nous pose amicalement la main sur l’épaule avec un sourire lourd de sens et dégoulinant d’un compatissant « Bon courage mon vieux », on se prend la réalité en pleine face. La réalité d’un métier un peu plus peinard, un bureau bien rangé dans un open space convivial. Mais très vite, on rebombe le torse et l’on oublie bien vite cette hérésie pour laquelle on ferait bien de nous botter l´arrière train.


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