cimetiere

Publié le 16 Février 2015

Bien que nous ne soyons pas mercredi, Kesse ? Ouesse ? vous propose un article en forme de devinettes à choix multiples (D.C.M.) qui, nous l'espérons vous incitera sinon à la réflexion, du moins au sourire...

Les bonnes réponses aux questions sont révélées en pratiquant la maintenant-bien-connue-dans-ces-pages méthode du cliquer-glisser.

Donc c'est parti...

1ère question : Kesse ?
Kesse ? Ouesse ?  1 - Un cornichon en laiton
  2 - Un cactus en bronze
  3 - Un concombre en zinc

Réponse : 2

 

 

 


2e question : Que symbolise l'ensemble de la sculpture ?
Kesse ? Ouesse ?  1 - Un doigt d'honneur
  2 - Le San Pedro, cactus sacré au Pérou
  3 - La Khamsa, dérivée de la main de Fatma,
   porte-bonheur des touaregs du Sud-Sahara

Réponse : 1









 

3e question : Ouesse ?

1 - Au cimetière maya de Hoctun au Mexique
2 - Au cimetière Montmartre à Paris
3 - Au cimetière monumental de Turin

Réponse : 2

4e question : Kia-t-il sous la sculpture ?

1 - Une tombe avec un couple
2 - Un caveau avec toute une famille
3 - Un caveau pour 60 personnes

Réponse : 3

5e question : Pour ki ?

1 - Pierre Desproges
2 - Bruno Carette des Nuls
3 - Le dessinateur Siné... Mais non, il est pas mort...
(Il est décédé depuis la rédaction de cet article.)

Réponse : Eh ben si : 3

6e question : Quelle épitaphe peut-on lire sur la tombe ?

1 - Enfin seul !
2 - Mourir ? Plutôt crever !
3 - Mourir est vraiment la dernière chose à faire.

Réponse : 2

Kesse ? Ouesse ?Kesse ? Ouesse ?
Bon, il est temps de passer à quelques explications au sujet de cette curiosité. Pour cela, nous pomperons (odieusement (comme d'hab) (mais faute avouée est à moitié pardonnée)) (ça va, vous vous y retrouvez dans les parenthèses ?) sur le site alloleciel bien plus instruit sur les "choses de la mort" que Dudu...

Avenue de la Croix, se trouve un peu en retrait, un cactus de bronze de plus d'un mètre de hauteur dont quatre branches  sont recroquevillées, laissant celle du milieu bien tendue, tel un doigt d'honneur en signe distinctif de ralliement post-mortem.
Au pied de ce cactus expressif mais non moins éternel se trouve une épitaphe dorée en relief :
"Mourir ? Plutôt crever !"
Le cactus en question est en fait une sépulture ... vide.

Une sépulture vide et en attente de son principal locataire, mais aussi de la soixantaine d'occupants qui lui est destinée.
Cette tombe est la volonté et l'acquisition du célèbre caricaturiste Siné.
Celui ci a non seulement acheté l'emplacement de son repos éternel, (il souhaite être incinéré)  mais a pensé à tous ses amis en prévoyant assez de place pour une soixantaine d'urnes funéraires. (Benoît Delépine y a déjà réservé sa place.) La concession étant à perpétuité, et (comme il le précise avec une pointe d'ironie) incompressible !
Né à Paris en 1928 et toujours bien vivant
(en 2015 !), Siné (Maurice Sinet de son vrai nom) est un dessinateur et caricaturiste politique qui a su se faire un nom au sein de publications telles que France Dimanche, l'Express, ou encore Charlie Hebdo.
Une telle mise en scène ne peut être qu'à la hauteur du message qu'il souhaite continuer à transmettre après sa disparition. Gageons que le repos espéré dans l'au-delà sera certainement ponctué de grands éclats de rires par les considérations de cet agitateur devant l'éternel.
Au milieu des chapelles gothiques, des bustes patinés, et des granits conventionnels, cette sépulture étonne, fascine, intrigue, dérange, amuse, passionne, questionne,  mais en tout état de cause, ne laisse jamais indifférent.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Dudu49

Publié dans #caveau, #cimetière, #montmartre, #siné, #taphophile, #taphophilie

Repost0

Publié le 18 Janvier 2015

Le cimetière chinois de Manille (Philippines)

Il y a bientôt 37 ans (eh oui, ça ne nous rajeunit pas...), Monsieur et Madame Dudu visitaient les Philippines... et il semble que ce soit là qu'est née leur vocation de cimétérophile. (Pour voir l'explication de ce mot suivre ce lien ---> Bienvenue chez les morts)

Il faut dire que le cimetière chinois de Manille est vraiment un lieu sortant de l'ordinaire : une petite vile avec des rues, des villas magnifiques, des temples, des églises... mais dont les habitants sont tous... morts.

Dudu vous invite à une visite de ce cimetière avec ce montage vidéo hélas pas du tout de son cru sinon le montage par lui-même. Eh oui, 1978 était le joyeux temps des diapositives et la numérisation des diapos est un travail fastidieux et chronophage...
Aussi les images que vous allez voir sont toutes issues du Web.

Pour prolonger cette vidéo, nous vous invitons à lire l'article paru dans le Blog Food'up ! Food'down ! qui nous a été bien utile pour l'élaboration de notre vidéo et que nous remercions.

On n'a pas idée pour une première visite d'aborder Manille par ses morts, par son versant funèbre. Seulement, le cimetière chinois de Manille n'est pas à proprement parler un cimetière comme les autres puisque les caveaux sont ici des villas cossues, voir des palais, une compétition acharnée entre les familles étant à l'origine d'une surenchère qui semble ne connaître aucune limite et ne reculer devant aucune fantaisie car ici le ridicule fait peut être sourire mais ne tue pas.
Aussi déconcertant que cela puisse paraître, le cimetière rappelle plus Beverly Hills que les concessions du Père Lachaise et on ne s'étonne plus au fil de la visite réalisée par un petit homme en sueur surgissant de nulle part avec sa bicyclette, d'apprendre que certaines maisons sont équipées de l'eau courante, de cuisine aménagée, de climatisation, de toilettes ou de chambres à coucher, soit un luxe que bien des mortels philippins sont encore incapables de s'offrir. De fait, ce cimetière est presque une ville en soi.
Au cœur de ces allées entretenues quotidiennement par une armée d'employés et arpentées en permanence par des dizaines de vigiles (à la différence de certains cimetières, il est strictement interdit aux laissés pour comptes de squatter les tombes quoique certaines trouvent moyen de loger discrètement dans celles abandonnées), l'inventeur des nouilles instantanées côtoie le patron d'une banque, lequel est voisin d'un magnat de l'informatique et du roi des boissons gazeuses dont le caveau ressemble pour la circonstance à un café (la famille venait de quitter les lieux après s'être offert un barbecue).
Qu'importe les affinités, ici l'argent est le premier critère de sélection, certaines familles n’hésitant pas à dépenser de véritables fortunes, quand elles ne se ruinent pas, pour offrir les meilleures dans l'au delà et surtout en mettre plein la vue aux locataires voisins, les propriétaires des caveaux les plus extravagants, les plus luxueux regroupant en quelque sorte les happy few du lieu.

Pour le côté kitsch, on retiendra un caveau en forme de tortue (signe de longévité), un autre agrémenté d'une piscine gonflable, en forme d'église, de temple chinois, des dizaines de caveaux avec balcon et terrasse et encore d'autres équipés d'une boite aux lettres pour écrire du courrier outre-tombe.

Voir les commentaires

Rédigé par Dudu49

Publié dans #chinois, #cimetiere, #manille, #taphophile, #taphophilie

Repost0

Publié le 4 Janvier 2015

Cimétérophilie vietnamienne

Dans les campagnes, au Vietnam, il n'y a pas à proprement parler de cimetières.
Et il est courant de voir des tombeaux au beau milieu des rizières ou des champs de légumes.

Cimétérophilie vietnamienne

Cimétérophilie vietnamienne

Cimétérophilie vietnamienne

Chez les vietnamiens du Nord au Sud, le culte des ancêtres prime sur toutes les autres croyances populaires et sert de fondement des valeurs morales de la famille. Ce dernier est en même temps une façon de rendre hommage aux ancêtres et aussi pour une bonne et belle éducation des enfants: le respect des personnes âgées, des ancêtres morts depuis des lustres, les valeurs morales et familiales.

Cimétérophilie vietnamienne

Cimétérophilie vietnamienne

Cimétérophilie vietnamienne

Les tombes, perdues au milieu des champs, prennent parfois la forme d’un petit temple à colonnes dont le toit, recourbé aux angles à la manière des pagodes, est couvert de jolies tuiles vernissées. Un petit autel central permet d’y déposer des offrandes. Devant, s’alignent des petites stèles grises. L’ensemble est entouré d’une bordure joliment décorée.
Ces tombes sont souvent regroupées sans ordre aucun, ou parfois isolées au beau milieu du champ de riz cultivés par les enfants et petits-enfants du défunt. C’est aussi une façon d’empêcher les générations suivantes de vendre la terre familiale !

Cimétérophilie vietnamienne

Cimétérophilie vietnamienne

Cimétérophilie vietnamienne

En prime, Cimétérophilie vietnamienne vous présente le premier funeral-drive... Il est maintenant possible de choisir son cercueil et son tombeau sans descendre de mobylette...

Cimétérophilie vietnamienne

[Images à 80% "tout de notre cru", les 20% restants issus de la participation involontaire de quelques blogueurs... désolé]

Voir les commentaires

Rédigé par Dudu49

Publié dans #cimetière, #taphophile, #taphophilie, #tombeau, #vietnam

Repost0

Publié le 4 Décembre 2014

Il va falloir vous y faire : depuis des décennies, Monsieur et Madame Dudu adorent les cimetières...
Au cours de leurs voyages, leur destination idéale a toujours été de découvrir un de ces lieux qui puisse se démarquer de ses semblables par sa beauté (eh oui, il y a de beaux cimetières !), son ambiance, son originalité ou les personnalités qui y reposent.
Jusqu'à ces derniers temps, Dudu avait baptisé cette passion nécrophilie... Mais la consultation récente d'un dictionnaire lui fit prendre conscience de la signification horrifique de ce mot ! (Nous laissons aux lecteurs motivés de ce blog le soin de vérifier par eux-mêmes.)

Voila donc Dudu à la recherche d'un substantif plus seyant afin de définir ce hobby. Évidemment, destination Wiki... qui pour une fois ne nous apprend rien, sinon qu'il existe l'adjectif cimétérial [relatif aux cimetières].
C'est alors que Dudu fit preuve d'une audace inouïe (pardon Monsieur Bescherelle) : la création d'un néologisme : la cimétérophilie, mot qui sera, nous en sommes certains, dans quelques jours dans le dictionnaire de l'Académie Française !

Nous inaugurerons dans les prochains jours une nouvelle rubrique CIMETEROPHILIE dans le menu de notre blog.
En attendant, une vidéo made in Bienvenue chez les morts... , vous faisant découvrir le cimetière marin de Bonifacio, en Corse.

Correction de l'article au 29 mars : Dudu a enfin trouvé le mot correct correspondant à sa passion, il s'agit de la TAPHOPHILIE (voir cet article). Dorénavant, il ne sera plus mentionné que ce terme dans ce blog.

Voir les commentaires

Rédigé par Dudu49

Publié dans #Bonifacio, #cimetiere, #Corse, #dictionnaire, #taphophile, #taphophilie

Repost0