Un peu de moi : ma région du Nord, mes goûts musicaux un peu décalés, ma passion pour le spectacle de rue, mes voyages... Un peu de tout : des blogs intéressants, de l'humour, des images, de l'émotion peut-être, de la vie, quoi...
Conformément aux prévisions de l'article précédent, vous propose la poursuite de la visite du cimetière de l'est.
Quelques sculptures intéressantes
La première, celle de Jules Maertens est la plus saisissante : son corps gît à terre et une allégorie en bronze de la France lui jette la palme du martyr, le tout adossé à un morceau original de la citadelle contre lequel il a été fusillé.
Albert Baert Architecte, il a conçu les Bains Lillois l'hôtel aux Cariatides de Lille, la loge maçonnique, rue Thiers et de nombreux monuments de ce cimetière
Terminons par le "côté obscur" du cimetière... Bien des choses pourraient s'améliorer... De nombreuses chapelles, notamment, dans un triste état, mériteraient une réhabilitation...
Aujourd'hui, vous propose une visite du cimetière de l'Est, un des deux cimetières de Lille, l'autre étant le cimetière du Sud.
Pour l'instant, nous ne disposons que d'images piochées sur le Web, mais Dudu vous promet de la vraie photo "tout de son cru" dès que ce sera possible, c'est-à-dire dans une quinzaine dejoursdesemainesdemois d'années...
De ce fait et, hélas, les images, pour la plupart, ne pourront être agrandies, contrairement à ce qui se fait dans ce blog en temps ordinaire.
Description du cimetière par Philippe Landru (c'est son vrai nom), webmestre du premier site cité ci-dessus :
Sur 22 hectares, le cimetière de l’Est fut créé en 1779 (ce qui en fait l’un des plus vieux cimetières de cette taille en France) sur un ancien parc, la famille propriétaire des lieux demandant, en cédant son terrain à la commune, qu’elle en conserve le caractère paysager. Ce qui fut fait : ce cimetière est admirable, sans aucun doute l’un des plus beaux de France et pourtant si méconnu, par les Lillois eux-mêmes ! Plus de 520 espèces végétales trouvent refuge ici, en plein milieu du quartier hyper moderne d’Euralille (le cimetière n’est qu’à quelques encablures de la gare). Comme dans toutes les villes, le cimetière de l’est dresse un portrait fidèle des paradoxes de Lille, entre un ancrage ouvrier important (et une tradition ouvrière socialiste solide qui y est née) et une tradition bourgeoise et catholique, qui puisa sa force dans les industries, en particulier les filatures. Les sépultures modestes, à l’écriture le plus souvent irréprochable à la manière d’une calligraphie de cahier d’enfant sage (c’est là une des caractéristiques de ce cimetière), côtoient les monuments opulents de la notabilité lilloise. Beaucoup de tombeaux de ce cimetière sont ornés de bustes, de médaillons et de statues…plus que d’usage en tout cas. Les « grandes pointures » ne sont pas si nombreuses, mais un très grand nombre de personnalités, connues par les Lillois, méritent d’être présentées dans la mesure où elles restituent l’histoire de la ville, et au-delà de l’agglomération.
Le mont Koya, au Japon, est est un gigantesque complexe religieux au sud d'Osaka.
Composé de 117 temples bouddhistes, le premier monastère s'est développé pour devenir une ville, Kōya, possédant une université d'études religieuses et plus de cent temples offrant l'hospitalité aux nombreux pèlerins et touristes.
L'Okuno-in, un immense cimetière avec près de 200 000 pierres tombales de samouraïs, de personnalités et de gens ordinaires. Au cœur du cimetière se trouve le Tōrō-dō, le temple des lanternes. On pense que deux flammes y ont brûlé sans interruption depuis un millier d'années. À proximité du Tōrō-dō se trouve le Gobyo, le mausolée de Kūkai, devant lequel viennent se recueillir de nombreux fidèles.
Le cimetière se trouve dans une forêt de cèdres du Japon, arbres gigantesques vieux pour la plupart de plus de 500 ans, plongé dans une atmosphère mystique empreinte de spiritualité religieuse.
Selon la superstition de l’école bouddhique shingon, point de morts à l’Okunoin mais seulement des esprits en attente.
Traverser le pont Ichi no Hashi qui ouvre la voie à l’Okunoin revient à traverser un pont entre deux mondes. Juste avant, les fidèles joignent leurs mains et s’inclinent pour témoigner leur respect à Kûkai.
Dans la partie moderne du cimetière, de nombreuses pierres tombales fantaisistes sont particulièrement intéressantes comme les les vaisseaux spatiaux géants érigés par une société astronautique, les tasses par une entreprise de café et un monument érigé par une société de pesticides pour commémorer toutes ses victimes insectes.
Vous pourrez retrouver bientôt ces images (et quelques autres) dans la section Galeries de
Autant vous l'avouer d'entrée : l'inspiration est en ce moment un peu en panne ... Du coup, on va essayer de faire du neuf avec du vieux. En même temps, on rendra service aux nouveaux venus sur ce fourre-tout que commence à devenir ce blog et aux anciens qui auraient pu rater quelques recoins plus ou moins poussiéreux de ce grenier...
Alors voila, on explique...
Dudu a décidé de faire un récapitulatif des vidéos plus ou moins "tout de son cru" déjà parues sur ces pages. Vous trouverez donc ci-dessous 20 (et peut-être un peu plus...) vidéos estampillées Dudu Prod. Mode d'emploi : en passant la souris dans les vignettes et sans cliquer, on ouvre une "étiquette" qui, en cliquant fait démarrer la vidéo dans une fenêtre (qui peut être comme d'hab agrandie en plein écran).
Pour mémoire : - Les séquences vidéo, quand il y en a, sont à 100% tout de notre cru. D'ailleurs, ça se voit : ça tremble et ce n'est pas droit. - D'après nos calculs, les photos sont à 81% tout de notre cru (M. et Mme Dudu), les 19% restant ayant été honteusement pompés sur le Web. - Les commentaires écrits sont eux aussi faits maison. (Dudu déteste entendre sa voix dans les vidéos...) - Les musiques ont été téléchargées sur le Web. - remercie M. Cyberlink PowerDirector pour son aide dans le montage et les génériques.
Enfin l'édition du tableau de miniatures cliquables de cet article a été possible grâce à la récente découverte du site Thinglink que recommande vivement à ceux que ce genre de présentation intéresse.
Bien qu'il soit difficile de rivaliser avec le Père Lachaise en ce qui concerne la statuaire et les œuvres d'art, le cimetière de Montmartre renferme néanmoins quelques trésors que va vous faire partager. (100% tout de notre cru)
Gisant d'Alexandre Dumas fils (La dame aux Camélias) Les admirateurs lui volent régulièrement les orteils !
Vitrail d'une chapelle
Mosaïque dans la tombe "Barbapapa" (voir ci-contre)
Statue signée Paul Landowski sur la tombe d'Otto Klaus Preis
Godefroy Cavaignac - Œuvre de Rude
Le poète allemand Heinrich Heine
Tombe de J.C. Brialy
Sur la tombe de la danseuse Ludmila Tcherina, réplique en résine d'un bronze monumental représentant l'Europe unie placé sur le parvis du Parlement Européen à Strasbourg
Toutes ces images (et d'autres) dans une meilleure définition bientôt dans des nouvelles galeries... Meuh non, pas le magasin, la rubrique Galeries dans le menu de droite...
Suite du florilège des tombes remarquables au cimetière de Montmartre.
N°6 - la plus design
Vous l'aurez reconnue ci-dessus, c'est la tombe du compositeur interprète Michel Berger, fils du professeur Jean Hamburger décédé 6 mois avant son fils et enterré non loin de là. Michel Berger est décédé en 1992 d'un accident cardiaque. Il repose avec sa fille Pauline morte de la mucoviscidose à 19 ans, 5 ans après son père.
A l'origine, la tombe de Michel Berger était une simple dalle recouverte de pelouse artificielle façon "tapis de billard" moyennement appréciée par les visiteurs. En 2012, elle a été remplacée par l'actuel habitacle en verre. Mais les polémiques n'ont pas cessé. On lui reproche de ressembler plus à un "arrêt de bus" ou une "cabine téléphonique" qu'à une tombe. Il faut bien avouer que les taphophiles ont bien gagné au change du point de vue esthétique...
En 2013, la plaque de marbre portant les noms de Michel et de sa fille a été changée et remplacée par l'inscription actuelle de facture très moderne.
N°7 - La plus culturiste
Une tombe toujours très fleurie, on suppose par le Moulin Rouge, celle de M. Jean Bauchet, ancien directeur de ce cabaret.
Article tiré du site Montmartre-secret (lien vers le site ---> ici)
29ème division, la statue le plus monumentale (avec celle de Landowski pour Otto Klaus Preis) est assise de tout son poids de bronze sur un socle de marbre noir.
L'impressionnante statue n'aurait qu'à lever un bras et prendre sa tête dans sa main pour ressembler au Penseur de Rodin !
Elle a été créée en 1989 par un dénommé Richard pour la tombe de Jean Bauchet (1906-1995).
Il faut un certain ego et surtout une certaine fortune pour s'offrir un monument de cette taille. Le visage du penseur évoque, en plus jeune et en moins périssable, celui de Jean Bauchet qui fut avant tout un homme d'affaires et d'argent.
Il fut dans sa jeunesse folle un artiste de quelque talent, danseur acrobatique, avant de pousser quelques mois, sans grand succès, la chansonnette.Après la guerre, il choisit une meilleure voie pour se remplir les poches (peu visibles sur la statue), celle des jeux et des revues. Il dirigea le Casino de Paris puis le Chatelet du temps où ce théâtre était le temple de l'opérette.
Il créa en 1950 le Casino de Marrakech et participa ainsi au développement touristique et bobo de la ville.A côté de l'établissement, l'hôtel du Casino, rebaptisé "Es Saadi Gardens and Resort" est aujourd'hui l'un des plus courus de Marrakech. Il est toujours géré par sa fille Elisabeth Bauchet-Bahloul.
N'oublions pas que pendant une vingtaine d'années (1963-1983), il géra avec son épouse et avec talent (ce qui n'est pas incompatible) le Casino de Forges.
Ne passez pas derrière l'athlétique penseur; il vous présenterait alors un dos de saurien et un postérieur ramolli malgré le bronze dont il est composé !
Un certain Richard l'a sculpté en 1989, six ans avant la mort de son commanditaire.
En cet hiver glacé, le soleil qui vient caresser le visage penché du penseur lui donne un peu de douceur et de vie.
Ce dont, comme chacun sait, les morts ont bien besoin.
N°8 - La plus montmartroise
Article tiré du site Montmartre-secret (lien vers le site ---> ici)
Le garde-champêtre de Montmartre ne bat plus le tambour dans les rues pour annoncer les festivités de la Butte. Il dort sous la pierre dans un grand jardin très bien fréquenté.
Anatole est à ce jour le plus illustre garde-champêtre que Montmartre ait connu. Il y en a eu quelques-uns depuis la création de la Commune Libre : Fasquel, Baranger, Petrus (pour ce dernier, il y a polémique car on ne trouve nulle trace de sa nomination. Sans doute s'est-il impatronisé lui-même sans demander leur avis aux hautes autorités montmartroises)! Anatole faisait partie du folklore montmartrois et les touristes aimaient se faire photographier à côté de lui. Les photos souvenirs ne manquent pas puisqu' il a exercé ses fonctions pendant 35 ans ! Le temps d'être immortalisé par des appareils et des caméras du monde entier!
C'est Pierre Labric, maire de Montmartre et as de la pédale, descendeur à vélocypède des escaliers de la rue Foyatier qui l'intronise en 1953. Anatole ne rangera ses baguettes qu'en 1988 dix ans avant de casser sa pipe.
De son vrai nom Jacques Delarue (un nom prédestiné pour parcourir les escaliers et les rues de la Butte) il voit le jour en 1911.
Il devient plus tard tambour-major dans la 1ère armée du Rhin et Danube !
Il est alors décoré de quelques médailles qui ne cessèrent de tapisser son poitrail et auxquelles il tenait tant qu'il voulut qu'elles fussent représentées sur sa tombe...
Acteur enthousiaste des fêtes montmartroises et il a assisté au fil des années à la dégradation de la vie villageoise, à la transformation du quartier, à l'affadissement et à la folklorisation en toc des traditions provocatrices montmartroises.
Mais il gardait sa bonne humeur et son franc sourire malgré la disparition de la fanfare en 1985.
Il était accompagné de la "cantinière" qui partageait sa vie. Elle s'appelait Mick Moruzzi et elle avait rejoint la fanfare où elle avait connu Anatole. Ce fut entre eux un grand coup de cymbale !
Mick écrit : "On vivait ensemble dans onze mètres carrés humides. C'est grâce à l'abbé Pierre qu'on a eu un logement décent."
Elle avait fait peindre sur sa grosse caisse le portrait d'Anatole. C'était disait-elle, l'oeil brillant, pour se défouler et "lui taper dessus" ! Mick a attendu 10 ans avant de rejoindre Anatole et partager avec lui un logement plus étroit et plus humide
N°9 - La plus animalière
Martin Sabon (1846-1933) était métallurgiste de profession et photographe par passion. Mais pas n’importe quel photographe puisqu’il a travaillé pour les Monuments Historiques toute sa vie : d’abord en tant que bénévole puis à plein temps. Il a parcouru la France et fait d’innombrables clichés qui contribuent à la mémoire de notre patrimoine architectural.
Son tombeau est simple mais remarquable : taillé d’une pièce dans un bloc de béton par le sculpteur français « du béton » Carlo Sarrabezolles (1888-1971), le tombeau représente quatre lionnes supportant sur leur échine un sarcophage.
N°10 - La plus porno
Ca n'a pas l'air comme ça, mais lisez donc la biographie...
Enfant de Montmartre où il est né, Jean-Daniel Cadinot devint photographe et évolua progressivement vers le nu et les représentations homoérotiques. Il créé sa propre entreprise et réalise en 1980 son premier film pornographique, Tendres adolescents. Il y emploie des garçons jeunes et minces, ce qui devint par la suite un des éléments caractéristiques de son cinéma. Avec plus de 70 films, Jean-Daniel Cadinot s’est imposé sur le marché pornographique gay. Il est mort d’un arrêt cardiaque : facétieux, il avait rédigé lui-même à l’avance sur son blog le message annonçant sa mort. L’arrière de sa tombe figure une pellicule de film.
Vous avez noté que cette tombe est double-face... Ce qui permet d'apprécier le personnage par tous ses côtés...
Ça y est ! Après moultes recherches, Dudu a enfin trouvé le mot français équivalent à son néologisme cimétérophilie ! Il s'agit de : taphophilie.
En même temps, Dudu est un peu soulagé de ne plus voir "son" mot souligné d'un petit serpent rouge lors de l'édition des articles (les blogueurs voient ce que nous voulons dire...) et d'être débarassé de ce qui pourrait passer pour un barbarisme, mais maintenant il va falloir modifier tous les tags des articles précédents et les titres des rubriques ! Du bricolage en perspective !
Allez, Wiki pour tout le monde...
La taphophilie est une passion ou un intérêt prononcé pour les cimetières, qui peut déboucher sur une forme de tourisme spécialisé. Le terme est dérivé des mots grecs τάφος (táphos ; « tombe, sépulture ») et φιλία (philie ; « amour »). La taphophilie recouvre l’étude des épitaphes, des sculptures, tombeaux et autres œuvres visibles dans les cimetières et l'histoire des décès célèbres. Le cimetière central de Vienne, le cimetière de Recoleta à Buenos Aires et le cimetière du Père-Lachaise à Paris, par exemple, sont célèbres pour leur intérêt taphophilique. D'autre part, des généalogistes amateurs s'inscrivent également dans la pratique pour chercher ou vérifier les enregistrement d'état-civil de leurs ancêtres.
Depuis des siècles, les croyants entreprennent des pélerinages vers les sépultures des chefs religieux, souvent associées à des icônes ou des reliques. En Occident, c'était déjà une pratique commune au Moyen Âge, pour aller vénérer les tombes et les sanctuaires des saints. En Chine, la tradition du culte des ancêtres implique également la visite des sépultures, des morts de la famille cette fois. Au XIXe siècle, des cimetières paysagés commencent à apparaître et encouragent les visiteurs à s'attarder pour explorer le cimetière. L'un des plus connus est le cimetière du Père-Lachaise à Paris, qui continue à encourager les touristes à la visite des nombreuses œuvres d'art funéraire liés à la présence de morts illustres. Les inscriptions funéraires sur les tombes sont également depuis longtemps le centre d'intérêt de nombreux généalogistes, pour vérifier ou compléter les données généalogiques issues des registres d'état civil. Un cas particulier de l'intérêt pour les inscriptions et gravures funéraires est la pratique du transfert sur papier par estampage, pour conservation et étude ultérieure.
Attention, pour certains, la taphophilie est une forme de déviation sexuelle. vous affirme que ce n'est pas du tout le cas dans ce site !
Comme promis, on s'approche, dans le recueillement, bien entendu, des tombes les plus remarquables du cimetière de Montmartre. [photos cliquables pour une vision plus confortable]
N°1 - La plus... dirladada
Évidemment la tombe de Dalida. Commentaire sur son site officiel : La tombe domine Paris. En contrebas, les arbres qu'elle aimait. Un lierre tenace et romantique glisse entre les sépultures, Orlando a fait sculpter par Alsan une Dalida grandeur nature, qui semble veiller sur elle-même. Drapée de blanc, elle s'avance, cheveux au vent. Derrière elle, un arc de triomphe avec un soleil dont les rayons lui font une auréole. L'endroit a un grand charme, on y respire une paix bucolique.
Derrière la tombe, un espace nommé "jardin de Dalida" semble destiné à recevoir les plaques et fleurs en surnombre sur le monument...
N°2 - La plus provocatrice
Tout ou presque a déjà été dit sur ce blog à propos de cette tombe (voir ici).
Dudu a néanmoins appris que les voisins de la tombe de Siné avaient porté plainte contre ce monument indécent. Non, évidemment pas les morts, mais bien sûr leurs ayants droit (oui, oui, c'est bien le pluriel correct !).
N°3 - La plus colorée
Une tache de couleur au détour d'une allée...
Copie d'un article du site Montmartre secret ---> ( lien vers le site ici )
Entre les monuments de pierre et de marbre, s'est glissée une tombe en couleurs, comme un livre d'images, comme une malle magique, comme un banc au bord de la mer...
Sur la façade, un livre est ouvert. Un enfant y a écrit les chiffres qu'il commence à apprendre.. 1-2-3-4...
Le symbole de l'infini apparaît en haut du livre... L'enfant croit qu'il a tout son temps... Il ne sait pas encore que les pages sont comptées...
Le soleil fait tourner ses bras dans un ciel de petits carreaux bleus...
Un poème est écrit, lettre à lettre...
Il fait si bon vivre ! Jette au feu les livres Cherche la raison Loin de ta maison
Au soleil limpide Marche les mains vides Tout au bout du monde Si la terre est ronde Tu trouveras la trace de tes pas
Cherche cherche encore Ton moi qui s'ignore Mais n'espère rien Du mal ou du bien La trace est légère Des pas sur la terre
Le nom de Jacqueline est écrit sous le texte qui malgré les couleurs et le soleil est sans illusion sur la durée des choses... C'est que le temps s'est écoulé si vite depuis l'enfance... Le poème naïf le constate sans peser, sans poser, sans grandes phrases éternelles comme on en lit tant dans les cimetières.
Jacqueline est morte avant l'homme qui a posé carreau après carreau, éclat après éclat cette mosaïque. Le 20 février 2002 Joseph Ezri Rejoint sa Jacqueline chérie qu'il aimait tant
Malgré les feuilles et la terre qui se déposent sur la céramique, le coeur continue de battre...
Le cerf-volant de danser au-dessus des notes de musique...
Et le voilier de naviguer, la proue lancée vers le ciel...
... Vers le signe de l'infini, l'étoile qui a guidé ces deux-là qui aujourd'hui sommeillent sous sa lumière bleue... Amour, Liberté, Tolérance, Vérité...
N°4 - La plus... mobylette
Cette tombe n'a rien pour attirer l'attention, si ce n'est la plaque posée devant elle qui mérite le premier prix de lèche-cul...terie...
Vérification faite sur le web, il n'y a pas de Robert Mayet qui aurait inventé le cyclomoteur. Seul un certain Eugène-Louis Mayet serait impliqué dans l'invention du Vélosolex en 1943... Peut-être se faisait-il appeler Robert ?
El velosolex - Chanson Pus Bifluorée
N°5 - La plus impressionnante
Tombeau de Daniel Iffla dit Osiris
Cénotaphe de Jules II à Rome
Encore un article de l'excellent site Montmartre secret (voir plus haut)
Une des statues les plus impressionnantes du cimetière Montmartre est une copie du Moïse de Michel Ange sculpté pour le monument funéraire de Jules II. Il est assis sur son trône de marbre blanc, les pieds posés sur la dalle du caveau où repose Daniel Iffla, plus connu sous le nom qu'il s'était choisi, Osiris. Daniel Iffla Osiris (1825-1907), financier et mécène, fait partie de ces hommes exceptionnels qui n'ont jamais songé à planquer leur fortune à l'étranger... On ne saurait dresser une liste complète de tout ce qu'il fit pour son pays et pour les plus défavorisés. Peut-être faut-il rappeler qu'il créa bien avant Coluche, un restaurant du coeur. Il installa sur un bateau, à Bordeaux (sa ville natale) un accueil pour tous ceux qui avaient besoin de se nourrir... Il laissa à la ville assez d'argent pour que ce bateau lui survécût jusqu'en 1940, année où il fut coulé dans la Gironde. Propriétaire d'un vignoble de grand renom, rival du Château Yquem, le Domaine de la tour Blanche, il le légua à l'Etat à condition que fût créée une école populaire et gratuite pour les futurs viticulteurs. Propriétaire du château de la Malmaison qu'il remeubla avec passion (son grand-père avait été fidèle soldat de Napoléon), il le légua à l'Etat. Ami de Pasteur, il désigna l'Institut homonyme, légataire universel. Grâce à son argent, fut conçu l'Institut du Radium de Marie Curie. La liste pourrait continuer...et donner des idées aux milliardaires de la banque, de l'industrie, du spectacle ou du sport... Notons qu'il inventa le micro-crédit, prêt consenti sans intérêt aux petits commerçants, notamment aux marchands des quatre saisons... Il offrit également aux villes qu'il aimait des statues, comme celle de Jeanne d'Arc, due à Frémiet qu'il admirait beaucoup, place des Pyramides à Paris. Le Front National a donc pris pour point de ralliement à Paris, une statue de la Pucelle, offerte à la ville par un Juif, un authentique Français de coeur et d'engagement... Osiris fit construire plusieurs synagogues comme celle de la rue Buffault à Paris ... Cet homme était aussi un grand amoureux. Amoureux fou de sa femme, une jolie catholique, Léonie Carlier qui mourut (avec les deux enfants qu'elle mettait au monde) quelques années après son mariage. Osiris ne se remit jamais de cette disparition. Il transforma la chambre de Léonie en sanctuaire et après cette tragédie, il changea de vie pour se consacrer aux autres... Il voulut que son caveau fût installé à la limite des cimetières juif et chrétien, afin d'être à côté de son épouse.
Dudu est allé enfourcher un de ses dadas : cette fois le cimetière de Montmartre.
Notre ami Wiki vous dirait que le cimetière de Montmartre est situé à Paris, depuis 1860, au 20, avenue Rachel, dans le XVIIIe arrondissement. Il est installé à l'emplacement des anciennes carrières de Montmartre, réputées pour leur gypse dont on fit un plâtre utilisé à grande échelle dans la capitale. Le cimetière de Montmartre couvre environ 11 hectares, soit la même superficie que le cimetière des Batignolles, ce qui en fait ex-æquo le troisième plus vaste cimetière intra muros après le Père-Lachaise et Montparnasse. Aujourd'hui le cimetière de Montmartre compte plus de 20 000 concessions et 500 personnes environ y sont inhumées chaque année. Il est enjambé par le pont Caulaincourt, un pont métallique construit en 1888.
vous invite à une balade dans les allées, avant, un prochain jour, de vous faire découvrir quelques tombes intéressantes de plus près. Pour le coup, images 100% tout de notre cru ! [cliquables pour être vues en 800x450]
Gisant : Participe présent du verbe gésir : je gis, tu gis, il gît... Mais trêve de souvenirs scolaires et pédagogiques, il s'agit ici du substantif masculin : un gisant. Définition de chez Wiki : Sculpture funéraire de l'art chrétien représentant un personnage couché, vivant ou endormi, dans une attitude béate ou souriante. L'effigie était souvent placée sur le dessus d'un cénotaphe. Par extension, un gisant gravé ou sculpté sur une dalle funéraire peut également représenter l'effigie d'un grand personnage. On se permet d'ajouter que le personnage, loin d'être vivant ou endormi, est souvent représenté carrément mort !
En 2011, M. et Mme Dudu ont visité le cimetière du Père Lachaise et en ont rapporté ces quelques photos (50% tout de notre cru) et deux anecdotes quelque peu... croustillantes.
Mais les deux plus célèbres gisants du Père Lachaise sont ceux de Félix Faure et de Victor Noir.
Attention, les textes et les images ci-dessous ne sont pas recommandés aux yeux et aux oreilles chastes...
Commençons par ce cher Félix :
"Il se voulait César, il finira Pompée." (d'après G. Clémenceau)
Président de la République depuis quatre ans, Félix Faure a pris une maîtresse comme tout bon Français de sexe mâle. Il s'agit de Marguerite Steinheil, 26 ans, qui change d'amant comme de chapeau. Son mari, le peintre Steinheil, qui poursuit ses propres amours, ne trouve rien à y redire. Au contraire même, puisque la nouvelle "relation" de son épouse lui vaut plusieurs commandes officielles. Comme cela, tout le monde y trouve son compte.
Félix Faure a pris l'habitude de faire venir Mme S. au palais de l'Élysée à chaque fois qu'il a besoin d'une séance de relaxation. Rien de plus déstressant qu'une petite turlutte de stagiaire ou de comédienne... Bref, en se levant le 16 février 1899, Félix fait porter un mot à sa maîtresse pour lui dire qu'il la recevra avec plaisir à 17 heures, après ses dernières obligations. La journée passe à toute vitesse. Le président s'apprête à accueillir sa visiteuse dans le salon bleu. Mais avant de la faire introduire, il prend une petite précaution pour ne pas se retrouver le drapeau en berne au moment fatal. C'est qu'il n'est plus un perdreau de l'année. Il affiche 58 ans, soit 29 de plus que sa maîtresse. Faute de Viagra, il avale un excitant. Il est prêt à la recevoir. L'huissier fait entrer la ravissante Mme Steinheil. Il n'y a pas de temps à perdre. Elle ouvre son corsage pour lui offrir sa magnifique poitrine.
Marguerite va droit au but. Restant silencieuse, car son papa lui a appris à ne pas parler la bouche pleine, elle sent soudain la main de son amant se crisper sur sa tête. Elle s'apprête à interrompre sa prestation quand il se met à crier : "J'étouffe ! J'étouffe ! Je n'y vois plus !" Elle le libère, se relève, le voit s'effondrer, s'affole. Elle sonne les domestiques avant de s'enfuir par un escalier dérobé sans même prendre le temps de se rhabiller entièrement. Parvenue dans la rue de Marigny, Marguerite hèle un fiacre, le torse encore nu sous sa jaquette. Pendant ce temps, les employés de l'Élysée découvrent le président allongé en pleine crise sur le divan. Le médecin qui accourt est impuissant à le sauver. Vers 10 heures, il meurt d'une congestion cérébrale, comme on dit à l'époque. Lorsque le prêtre mandé pour lui administrer les derniers sacrements se présente, quelques heures plus tard, il demande à un garde du palais : "Le président a-t-il encore sa connaissance ?" s'attirant la réponse mythique : "Non, elle vient de s'enfuir par l'escalier de service."
La nouvelle de la mort de Félix Faure se répand rapidement. Le Journal du peuple écrit qu'il est mort d'avoir trop "sacrifié à Vénus". Tout Paris comprend l'allusion. Les journalistes, apprenant que le président est décédé durant une fellation prodiguée par sa maîtresse Mme S., surnomment celle-ci "la Pompe funèbre". Le sobriquet fait fureur. Cette réputation attire même à la belle de nouveaux amants, parmi lesquels Aristide Briand et le roi du Cambodge.
La fin de Marguerite est moins glorieuse que son entrée dans le monde. Le 30 mai 1908, elle est retrouvée ligotée et bâillonnée dans son lit. Son époux a été étranglé et sa mère est morte d'une crise cardiaque. Soupçonnée d'être l'instigatrice du crime de son mari, elle est cependant acquittée. Elle épousera ultérieurement un baron anglais et s'éteindra à 85 ans, on ne l'invente pas... dans le Sussex.
(Article de F. Léwino dans le Point... Dudu n'aurait jamais pu écrire un texte aussi osé !)
Poursuivons avec Victor, LA vedette du Père Lachaise !
La légende veut qu’en frottant le gisant, surtout à l’endroit du sexe, on recouvre fécondité ou virilité. L’étude s’attache à montrer quelles transformations fonctionnelles a connu le gisant de Victor Noir depuis son inauguration jusqu’à nos jours. Le culte originel est politique: journaliste d’opposition, Victor Noir est tué le 10 janvier 1870 lors d’une altercation avec le prince Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III; ses obsèques réunissent plus de cent mille personnes; il devient le symbole de la répression de l’Empire face à la lutte pour la liberté. Le sculpteur républicain Jules Dalou édifie à sa mémoire, en 1891, un gisant de bronze. Dans le courant du xxe siècle, sa tombe acquiert progressivement des connotations et des vertus érotiques: un culte sexuel se substitue définitivement au culte politique à partir des années soixante.
Ajoutons que,vu le lustrage du nez, de la bouche, du menton et des pointes de pieds du gisant, il semble que d'autres parties de ce bronze aient des vertus spéciales...
Terminons avec un des plus beaux gisants du Père Lachaise, celui de M. Arbelot, un architecte qui repose avec son épouse sous un curieux et émouvant monument représentant un gisant tenant dans ses mains le visage de sa compagne. L'épitaphe écrite sur le devant du tombeau a été ajoutée par sur la photo.