Un peu de moi : ma région du Nord, mes goûts musicaux un peu décalés, ma passion pour le spectacle de rue, mes voyages... Un peu de tout : des blogs intéressants, de l'humour, des images, de l'émotion peut-être, de la vie, quoi...
Crise énergétique oblige, la serre équatoriale du jardin des plantes de Lille pose problème à l'administration municipale...
Lors d'une visite à cette future défunte, Dudu, en guise d'acte de mémoire, s'est permis ce petit diaporama qui éveillera quelques souvenirs aux vieux lillois...
En supplément gratuit, le feuilleton de l'automne 2022 : LA SÉRÉQUATORIALE
En ces moments de confinement, Dudu fait une pause, le temps de jeter un regard rétrospectif sur la préhistoire de . 6 ans d'existence, pour passer de la naissance à l'âge de raison (???). Ainsi, nous allons exhumer quelques articles qui vous tireront des larmes, un sourire ou quelque rictus agacé. Ce sera aussi l'occasion pour nos lecteurs de découvrir des recoins inconnus de qui auraient, par le plus grand des hasards (!!!), pu leur échapper. L'occasion aussi pour Dudu d'ajouter quelques commentaires, d'améliorer la présentation, de corriger des erreurs, si besoin était, dans les articles présentés.
Nous commencerons donc par l'année 2014 date de naissance de notre blog, et ceci jusqu'à la fin du confinement en espérant que celui-ci ne sera pas trop long et que nous n'allons pas devoir rééditer des articles datant de 2020...
4 avril 2014
S'il existe une personnalité reflétant l'identité lilloise, ça ne peut être que Léopold Simons.
Un Lille d'après-guerre jusqu'aux années 60, Un Lille des petites gens, où tout le monde n'avait pas l'eau courante et encore moins de salle de bains. Un Lille des bonheurs tout simples : acheter un cornet de frites, écouter le joueur d'accordéon (l'accordéoneux), s'asseoir au soleil... Un Lille des jeux et traditions populaires : les braderies, les colombophiles (les coulonneux), les joueurs de bourle (les bourleux), les éleveurs de coqs de combat (les coqueleux), le montreur de marionnettes *.
* A ce sujet, nous nous permettons de vous rappeler l'existence d'un petit blog annexe de (malheureusement toujours en attente de finition), très justement intitulé "Héros de fil et de bois" que vous pouvez rejoindre en cliquant -----> ici.
...ou là ------>
Vous pouvez voir d'autres aspects du talent de Simons en cliquant -----> ici ou -----> là ou encore -----> là
[Copie de l'article Wikipedia le concernant]
Léopold Simons, né le 22 février 1901 à Lille et décédé le 17 octobre 1979, est un poète, peintre, caricaturiste, comédien et réalisateur français, connu principalement pour sa production littéraire en picard. Né de parents belges, il est toujours resté attaché à sa ville natale et à son quartier, le faubourg des Postes, qu'il n'a jamais quitté. Il suivit des cours de dessin dès l'enfance. Après la Première Guerre mondiale, il entre à l'École des beaux-arts de Lille où il est formé par Pharaon de Winter. Le quotidien L'Écho du Nord l'engage comme dessinateur en 1921. Il a écrit des sketchs en picard qui ont immortalisé le parler populaire de Lille, et a joué avec Line Dariel Les Carottes sont cuites, radiodiffusées sur Radio PTT Nord avant la Seconde Guerre mondiale, puis sur Radio Lille. Simons jouait le rôle d'Alphonse, Line Dariel celui de Zulma.
On peut discuter sur le terme "picard" concernant la production littéraire de Simons. Chez Dudu vous en dira plus un de ces jours.
Aujourd'hui, nous vous invitons à jeter un coup d’œil sur une partie de sa production picturale qui nous raconte la vie quotidienne des Lillois au début du 20e siècle
Les lumières de la ville
Au point d'eau
La cuvelle du dimanche
L'accordéoneux
Le bonheur
Deux sous de frites
Le coulonneux
Le coqueleux
Le brocanteur
Les bourleux
Le théâtre de marionnettes
Scène de cabaret
Terminons par un autoportrait humoristiquement signé "mi", c'est-à-dire "moi".
Une autre fois, vous parlera des autres productions de Simons.
En ces moments de confinement, Dudu fait une pause, le temps de jeter un regard rétrospectif sur la préhistoire de . 6 ans d'existence, pour passer de la naissance à l'âge de raison (???). Ainsi, nous allons exhumer quelques articles qui vous tireront des larmes, un sourire ou quelque rictus agacé. Ce sera aussi l'occasion pour nos lecteurs de découvrir des recoins inconnus de qui auraient par le plus grand des hasards (!!!) pu leur échapper. L'occasion aussi pour Dudu d'ajouter quelques commentaires, modifications, améliorations ou corrections, si besoin était, aux articles présentés.
Nous commencerons donc par l'année 2014 date de naissance de notre blog, et ceci jusqu'à la fin du confinement en espérant que celui-ci ne sera pas trop long et que nous n'allons pas devoir rééditer des articles datant de 2020...
23 mars 2014
Dudu consacrait un article à Roland Cuvelier. Dessinateur de presse, il était très apprécié à Lille pour ses participations au journal la Voix du Nord et particulièrement connu à Hellemmes sa ville de cœur.
Hommage de son neveu après son décès :
"Notre oncle hors du commun, atypique et unique au pur style naïf et souvent grivois. Né un 14 Février 1934 à Lille, un jour de Saint Valentin, Rabelaisien et homme de culture, il parcourait la France à Bicyclette où rien ne lui échappait. Après une carrière Parisienne où à l'Aurore il usait de son talent dans le dessin politique, il était revenu aux sources nordiques. Chaque rencontre avec lui était unique et nous en repartions toujours avec plus de connaissances."
Son premier dessin dans La voix du Nord date de 1952. Son sens du détail excellait dans les illustrations historiques. Roland Cuvelier a réalisé une véritable fresque de la région, avec un goût prononcé pour les reconstitutions historiques et les représentations des fêtes et traditions nordistes.
A Lille, Eldorado se termine . Pour ceusses qui n'en ont pas entendu parler, reportez-vous aux quelques articles publiés ici et là et là.
A la gare Saint-Sauveur ont été exposés des crânes et des alebrijes. Dudu leur a rendu une petite visite et vous offre ces quelques crânes en guise de souvenir de cette belle manifestation.
...Et bien sûr, comme souvent images et montage photo "tout de notre cru"...
Les deux derniers crânes ont été réalisés avec des perles d'un millimètre de diamètre (voir les gros plans). Il doit y en avoir des centaines de milliers ! On imagine la patience de l'artiste !
Dans le cadre de notre grande rubrique "Anatomie d'un chef-d'œuvre musical suivie de quelques considérations historiques et remarques linguistiques picardes" (voir -----> ici), a le plaisir de vous présenter aujourd'hui une œuvre inoubliable interprétée par le grand Raoul de Godewarsvelde, bien sûr très présent dans nos pages (voir -----> ici) :
Si j'avos su, j'aros resté garchon
Version originale de Bertal, chanteur populaire lillois des années 20, 30 et 40
Maintenant une écoute agrémentée d'images tirées du livre Les chansons en imaches de Raoul de Godewarsvelde (Éditions Imbroglio - 2006).
Attention, ne vous fiez pas aux paroles écrites dans la bande dessinée, la transcription est très approximative...
Voici maintenant les vraies paroles de ce chef d’œuvre : (Notez que le deuxième couplet est complétement différent de la version originale de Bertal)
À vingt-chinq ans quand j'ai connu Lodie Je n' vous l' cache point, j' l'aimos comme mes deux yeux Pour li prouver je l' marios à l' brad'rie J' comptos fin bien avoir un sort heureux Mais j' n'avos point pus tros s'maines eud' ménache Qu'elle retournot déjà tout dins m' mason Que d' fos j'ai dit, in pinsant au mariache Si j'avos su, j'aros resté garchon Si j'avos su, j'aros resté garchon
Auparavant elle n'étot point coquette Même eul' dimanche, elle mettot point d' capieau À ch't' heure la belle, i li faut de l' toilette À chaque saison, i li faut du nouvieau À l' poud' eud' riz, elle barboulle sin visache Elle frise s' tiête tout comme un quien mouton Elle se gasconne, faut intinde sin lingache Si j'avos su, j'aros resté garchon Si j'avos su, j'aros resté garchon
Comme tous les jours, eun' nouvielle maladie Est découverte par tous ches brafes méd'cins Cont' les microbes, elle prind de l' garantie, In avalant du g'nief' tous les matins Dins les cantines, jusqu'au vin elle mesure Elle est connue tout à fait comme l'houblon À tous les r'pas, j' minge des peimmes tierre à l' plure Si j'avos su, j'aros resté garchon Si j'avos su, j'aros resté garchon
Jeunes gins quind vous verrez qu'eun' sainte-nitouche Vous parle d'amour, in abachant ses yeux Méfiez-vous z'in, car bien souvint ch'est louche Faire du batt'mint, ch'est c' qu'eun' femme elle fait d'mieux Eun' fos marié, ch'est l'boulet pour la vie Qu'il faut traîner hélas sans rémission J'in ai la preuve, par m' puante Lodie Si j'avos su, j'aros resté garchon Si j'avos su, j'aros resté garchon
Passons à l'étude linguistique de cet immense texte littéraire :
Conjugaison - Tout d'abord, un retour rapide sur la conjugaison à l'imparfait où les terminaisons en ais, ait... se font en os, ot... J' l'aimos, je l' marios, j' comptos, j' n'avos, elle retournot, elle n'étot, elle mettot. Prononciation - En patois lillois, les "ge" finaux se transforment souvent en "che", voir ménache, mariache, visache, lingache... De même, le son "s" devient bien souvent "ch" : vingt-chinq, garchon, à ch't' heure (à cette heure, maintenant),in abachant (en abaissant), ch'est... - Le son "an" se transforme souvent en "in" : dins, in pinsant, intinde, elle prind, j' minge, souvint, du batt'mint, j'in ai la preuve... - Dans certains mots, on intercale un "i" dans la dernière syllabe non muette : s' tiête, nouvielle, et particulièrement dans les noms en "eau": capieau (chapeau), nouvieau... Mots et expressions - Je l' marios à l' brad'rie (Je l'épousais à la braderie). La braderie de Lille est un événement important. Se marier à la braderie fait donc partie d'un grand événement... A noter l'emploi de marier en tant que verbe transitif : je la mariais. - Si j'avos su, j'aros resté garchon. On pense indéniablement à la réplique du petit Gibus dans La Guerre des Boutons : Si j'aurais su, j'aurais pas venu. A la différence que la patois utilise correctement l'indicatif dans la première partie de la phrase. Par contre, "j'aros resté" fait un peu grincer les oreilles !
- fin bien : dans cette expression "fin" veut dire très, extrêmement. On retrouve ce mot dans fin bénache (très tranquille, très heureux) ou fin bieau. - un quien mouton : un chien mouton, bien sûr un caniche. - Elle se gasconne : elle soigne son langage, n'emploie pas de mots patois. Elle a une attitude affectée et prétentieuse. - du g'nief' : du genièvre. Jusque dans les années 50, il était encore habituel de se donner "un petit coup de fouet" en avalant un verre de genièvre avant de partir au travail. Il paraît que même les enfants avaient droit à un p'tit verre avant d'aller à l'école de bon matin... - Elle est connue comme l'houblon (comme le houblon) : on pense tout de suite à l'expression "connu comme le loup blanc". Apparemment, elle se serait déformée dans les estaminets du Nord devant les pintes de bière... Certaines sources vont jusqu'à prétendre que l'expression "comme le houblon" est antérieure à l'autre ! Mais Dudu pense que la mauvaise foi régionaliste n'est pas loin...
- des peimmes tierre à l' p'lure (des pommes de terre à la pelure). "Un sauret (hareng saur) et des peimmes tierre à l' p'lure" : un festin pour un vrai nordiste !
Voilà qui clôt notre page musicale, culturelle et régionale. espère que vous vous êtes cultivés ou pour le moins un peu amusés.
A la gare Saint-Sauveur se tient l'expo Môm'Art consacrée aux travaux des écoliers lillois sur le thème de l'Eldorado, et plus précisément en ce qui nous concerne, du Mexique. Ce qui nous donne une explosion de couleurs et de créativité qui séduit les visiteurs (sûrement plus que l'ésotérique expo voisine la "Déesse Verte" !).
Le 15 avril dernier se refermait à Lille, plus précisément à l'Hospice Comtesse, une exposition intitulée "Héros de fil et de bois". Cette expo était consacrée à l'art de la marionnette dans la région de Lille et Roubaix au XIXe siècle et au début du XXe.
Dudu a visité cette exposition et souhaite vous faire partager le plaisir qu'il en a retiré. Et pour qu'elle ne tombe pas dans l'oubli, a ouvert un blog "petit frère" nommé (tu m'étonnes !) "Héros de fil et de bois" d'ores et déjà consultable -----> ici. Néanmoins, ce blog en construction évoluera petit à petit au fur et à mesure des disponibilités de Dudu (actuellement débordé !!!).
Un échantillon vous est proposé aujourd'hui avec quelques images estampillées "tout de notre cru" prises lors de notre visite. (images qui, comme d'hab', peuvent être agrandies en leur cliquant délicatement dessus)
Un p'tit quiz sur le patois du Nord-Pas-de-Calais pour relancer un peu la rubrique Picard et patois de .
Où il est question d'agache, de cache, de cage et de bien d'autres choses... Dudu tâchera de l'enrichir jour après jour.
Mais les explications se méritent : ce n'est qu'après avoir répondu à toutes les questions que votre lanterne sera éclairée par le déchiffrage des réponses. Bonne découverte...
Attention ! Certaines et même la plupart des questions réclament des réponses multiples...
Quelques mots du patois lillois et du Nord-Pas-de-Calais(quelquesmotsdupatoislilloisetdunord-pas-de-cala1)
Et pour rester dans le ton, une chanson d'Alexandre Desrousseaux, chansonnier lillois auteur du p'tit Quinquin, l'habit d' min vieux grand-père.
Été à la télé : vaches maigres et rediffusions à foison...
Eh ben, , c'est pareil, on rediffuse... Mais attention pas des séries vues et revues, mais des p'tits trésors, des pierres rares, des perles fines, des bijoux... Le meilleur du plus beau du plus génial de .
Le 24 mars 2014, vous présentait Roland Cuvelier, un dessinateur bien connu des Lillois notamment par sa collaboration au journal La Voix du Nord. Très attaché à l'histoire et aux traditions de sa région, il a laissé une oeuvre pleine d'humour dont voici quelques échantillons :
Illustration de trois proverbes en patois :
Celui qui mange lentement, travaille lentement.
Mieux vaut un oiseau dans sa main que deux dans la haie.
Un cochon qui fait à sa façon, c'est la moitié de sa nourriture.
Histoire et traditions du Nord : (chaque image est cliquable pour être vue en grande taille)
Usine textile en 1900
Les cerfs-volants à Berck
Combats de coqs
Délivrance de Lille en 1918
Desrousseaux et le p'tit Quinquin
Émile Zola prépare Germinal à Bruay-sur-Escaut
Jeux traditionnels
La braderie de Lille en 1900
La douane à Halluin
La ducasse d'Hellemmes
Le Nord en fête
La vie aux champs
Traité d'Utrecht eh 1713, tracé de la frontière franco-autrichienne