Un peu de moi : ma région du Nord, mes goûts musicaux un peu décalés, ma passion pour le spectacle de rue, mes voyages... Un peu de tout : des blogs intéressants, de l'humour, des images, de l'émotion peut-être, de la vie, quoi...
Icône de la vie lilloise des années cinquante, le marchand de charbon au visage barbouillé de poussières noires, coiffé de sacs de jute,a inspiré Léopold Simons (voir l'article de qui lui était consacré -----> ici).
Voici deux sketches qui illustrent avec humour la vie du livreur de "carbon"...
Un p'tit lexique pour aider les non-patoisants : un métier d' quien : un métier de chien que j' soche : que je sois piqueter : boire, picoler poufringue : poussière buer : faire la lessive (--> buanderie) eun séquoi : quelque chose un cotch : une remise, un débarras, une cabane (du néerlandais kot) et du ? : où ?
Et le deuxième sketch qui pourrait s'intituler : La revanche du marchand de charbon...
Jusqu'au 19 juillet, le Musée de l'Hospice Comtesse à Lille organise un exposition baptisée :
y est allé et vous engage, si vous en avez la possibilité, à participer à ce voyage de plus de deux siècles au sein du commerce lillois. Les pièces présentées sont originales, pour la plupart jamais exposées. Leur intérêt historique se mêle à leur aspect esthétique évoquant un artisanat, plutôt un art populaire du XVIIIe au début du XXe siècle. La scénographie très étudiée, faite par des élèves de l'Ecole Nationale d'Architecture, met en valeur ces chefs-d’œuvre qui étaient à l'époque à la portée de tous sans qu'on s'en rende vraiment compte, puisque faisant partie de la vie quotidienne.
Présentation de l'expo sur WEO :
Quelques belles pièces...
Images tirées du prospectus et du catalogue de l'exposition
La vidéo est apparue comme si de rien n’était sur le site de la mairie de Lille, dans l’après-midi de ce jeudi. C’est pourtant un joli coup de communication que s’offre la municipalité avec ce clip, particulièrement bien réalisé. Ce petit film vient en second rideau d’une vaste campagne d’affichage autour de la propreté, lancée par la mairie, il y a quelques semaines.
Le making-of de cette séquence est aussi surprenant que la vidéo. Car celle-ci n’a rien d’improvisée. Mercredi 8 avril, les équipes de White Rabbit Pictures, une agence de communication lilloise, sont sur la place du Théâtre avec une centaine de bénévoles, dont des membres du conseil des enfants, et une trentaine d’employés des services de la ville. Entre 14 h et 15 h 30, tous vont guetter le moment où un passant va ramasser un gobelet en plastique qui traîne par terre et le jeter dans la poubelle, située à quelques mètres…
Le héros ? Julien, un parfait anonyme
Dans la vidéo, c’est « Julien », mais dans la journée du 8 avril, ils sont quelques-uns à avoir ramassé le fameux gobelet. « Il y a même une petite fille polonaise, en vacances avec ses parents qui l’a fait », raconte Grégory Mahieu, cogérant de White Rabbit Pictures. « Mais nous cherchions plutôt des personnes actives et qui habitent à Lille. » Pas grave, comme à la répétition, la centaine de bénévoles se lève, applaudit et félicite le beau geste. Quant à Julien, le héros de la vidéo, la municipalité et White Rabbit Pictures certifient que le jeune homme est un passant, tout ce qu’il y a de plus banal. Pas question d’acteur ou de comédien.
Et même un drone !
« La villecherchait un moyen de faire passer leurs idées et souhaitaient travailler autour du concept de flashmob. » explique Grégory Mahieu. Le scénario de la vidéo a été imaginé par le service communication de la mairie sous la houlette de son directeur Benjamin Bechaux. Le coût de l’opération ? Une paille dans le monde de la communication... Seulement 3 200 euros, quand le budget propreté est évalué par Martine Aubry à 14 millions d’euros. Mais le plan final, particulièrement spectaculaire, a nécessité l’intervention d’un drone, en pleine ville, dans les règles de l’art. « Nous avons déposé des demandes d’autorisations deux mois avant », explique-t-on chez White Rabbit Pictures. « Nous voulions une image aussi réaliste que possible. Mais l’utilisation du drone, nous a demandé une grande synchronisation et de bien préparer les choses en amont. »
Comme une impression de déjà-vu?
Un passant qui ramasse un détritus pour le jeter à la poubelle, ça ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr, et quelques internautes ont immédiatement fait le rapprochement avec une séquence très similaire. En 2011, une émission québécoise du réseau TVA réalisait un petit flashmob : 300 personnes dans le centre commercial Eaton de Montréal applaudissaient le geste d’une jeune femme qui ramassait un déchet pour le jeter dans une poubelle. En 2015, cette vidéo en est à trois millions de vues sur YouTube. À la mairie de Lille, on assume l’emprunt. « Bien sûr que nous connaissions cette vidéo québecquoise. Mais les bonnes idées n’ont pas de frontières », répond Benjamin Bechaux, le directeur de la communication de la mairie de Lille. « Nous voulions tourner avec les Lillois, dans l’espace public, en associant le plus de monde possible. C’était l’idéal. Et puis ce n’est pas un copier-coller, nous avons adapté ce flashmob à la sauce lilloise. »
Aujourd'hui est à marquer d'une pierre blanche. a un an ! Il y a 365 jours, Dudu ne s'imaginait pas tenir le coup encore 8760 heures. Mais quand même, bon an, mal an, à raison de 173 articles, à l'heure qu'il est 1696 visiteurs, 4926 pages vues, on assure malgré tout le service. Contre vents et marées, coups de flemme et pannes d'inspiration, ça nous fait 525 600 minutes de présence sur la toile...
A cette occasion, Dudu voudrait remercier tout ceux qui sont passés par ici, qui ont eu le courage d'affronter les nombreuses conner... bêtises qui y sont souvent écrites, qui sont peut-être revenus pour en lire d'autres et qui reviendront, on l'espère, pour en lire demain, l'an prochain et pour les siècles des siècles. Dudu ose espérer qu'il les a fait sourire, qu'il les a distraits, voire qu'il leur a appris de temps en temps quelque chose.
Pour fêter l'événement, vous offre un petit "digest" qui rappellera quelques articles de l'année passée.
Et puis, comme Dudu aime sa région du Nord et sa ville de Lille, il a décidé de se et de vous faire un cadeau avec ces images d'un vidéaste, Eric Peyrelier, qui travaille en time-lapse (explication ici) et nous met en valeur la ville de Lille.
N'hésitez pas à regarder en HD (cliquez au bas de la vidéo sur la roue dentée puis sur 1080 hd) et bien sûr en plein écran...
En attendant un article plus complet sur cet artiste, une p'tite vidéo en chanson du regretté Ronny Coutteure qui évoque le Nord du fond de son cœur. Certes, la mélodie n'est pas de la grande musique et les paroles ne seront jamais dans la Pléiade, mais on sent que l'expression est sincère.
Un grand monsieur aux multiples talents. On y reviendra...
Aux dernières Journées du Patrimoine, Dudu a commis, accompagné de Madame, un exploit sportif sans précédent. Sans échauffement, sans anabolisant, avec un équipement basique, il a escaladé les 240 marches du "Signal", le beffroi, si on peut dire, du Conseil Régional du Nord-Pas-De-Calais à Lille. Fier de sa performance, il ne peut résister à vous prouver la véracité de ses déclarations en vous faisant partager ses photos du panorama lillois.
Et comme le veut désormais la formule rituelle : Tout de mon cru ! (sauf l'en-tête et le pied de l'article)
N.b.: Les photos gagneront à être vues en plein écran... (Il suffit de cliquer dessus avec tact et amour...)
Tout compte fait, Lille ne semble pas si moche que ça !...
Découvert au Musée de l'école à l'occasion des journées du patrimoine un texte de Simons gentiment photocopié par les bénévoles du Denier des Ecoles Laïques et laborieusement remis en page par les soins de Dudu. Le v'la...
Léopold Simons, né le 22 février 1901 à Lille et décédé le 17 octobre 1979, est un poète, peintre, caricaturiste, comédien et réalisateur français, connu principalement pour sa production littéraire en picard. Né de parents belges, il est toujours resté attaché à sa ville natale et à son quartier, le faubourg des Postes, qu'il n'a jamais quitté. Il suivit des cours de dessin dès l'enfance. Après la Première Guerre mondiale, il entre à l'École des beaux-arts de Lille où il est formé par Pharaon de Winter. Le quotidien L'Écho du Nord l'engage comme dessinateur en 1921. Il a écrit des sketchs en picard qui ont immortalisé le parler populaire de Lille, et a joué avec Line Dariel Les Carottes sont cuites, radiodiffusées sur Radio PTT Nord avant la Seconde Guerre mondiale, puis sur Radio Lille. Simons jouait le rôle d'Alphonse, Line Dariel celui de Zulma.
On peut discuter sur le terme "picard" concernant la production littéraire de Simons. Chez Dudu vous en dira plus un de ces jours.
Aujourd'hui, nous vous invitons à jeter un coup d’œil sur une partie de sa production picturale qui nous raconte la vie quotidienne des Lillois au début du 20e siècle.
Deux sous de frites Au point d'eau La cuvelle du dimanche
L'accordéoneux Le bonheur Les bourleux
Le coulonneux Le coqueleux Le brocanteur
Terminons par un autoportrait humoristiquement signé "mi", c'est-à-dire "moi".
Une autre fois, Chez Dudu vous parlera des autres productions de Simons.