taphophilie

Publié le 19 Février 2018

Sur le site de Cimetière roumain de Sapantza, un article consacré à un cimetière qui trouve toute sa place Cimetière roumain de Sapantza.
(L'article complet -----> ici)

Aux confins de la Roumanie existe un cimetière pas tout à fait ordinaire. Dans le "joyeux cimetière de Sapanta", des croix mortuaires bariolées racontent la vie des défunts.

Depuis plus d'une cinquantaine d'années, les morts de Sapanta, un village de 3 000 personnes situé à quelques kilomètres de la frontière ukrainienne, reposent dans un cimetière qui attire aujourd'hui des milliers de touristes. Les décorations des tombes sont faites à la main et mettent en scène les défunts dans leur vie quotidienne. Des épitaphes, écrites par leur soin avant leur mort, sont inscrites sur les stèles... façon d'aborder la mort avec une pointe d'humour et d'ironie.

 

C'est Stan Ioan Patras, un artiste local, qui a eu l'idée de peindre les premières croix mortuaires après la Seconde Guerre mondiale. Rapidement, ces décorations sont devenues une tradition dans ce village des Maramures, une région connue pour ses maisons en bois, ses charrues à bœufs et souvent décrite comme "la dernière zone rurale médiévale d'Europe" 


(Cliquez sur l'image pour voir défiler le diaporama)

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Rédigé par Dudu49

Publié dans #cimetière, #roumanie, #sapanta, #sapantza, #taphophilie

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Publié le 15 Novembre 2017

Collioure, commune des Pyrénées-Orientales, renommée pour ses vins (Muscat, Banyuls...) et pour ses anchois, est une ville très touristique qui ne comporte pas moins de huit édifices classés aux monuments historiques. Et...
Bon, Cimetière de Collioure ne va pas faire son petit Wiki. Pour de plus amples renseignements, voir -----> ici.

Qu'allons nous faire à Collioure ? Ben, visiter le cimetière bien sûr...
Les fidèles du blog savent que la rubrique taphophilie s'enrichit plus ou moins régulièrement de nouvelles trouvailles (plutôt moins que plus d'ailleurs, mais cela est une autre histoire...).

Cimetière de Collioure

Cerné de murs épais, caché au milieu des habitations, le petit cimetière de Collioure passe inaperçu de la foule de touristes qui arpente les rues de la ville. Mais dès qu'on passe l'entrée, on va de découvertes en découvertes.

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Impossible de la rater : près de l'entrée, la sépulture du poète espagnol Antonio Machado (biographie -----> ici).
Détail particulier : cette tombe comporte une boîte à lettres destinée à recevoir les messages des admirateurs de l'écrivain venant du monde entier. De nombreux visiteurs viennent encore déposer une pensée, des fleurs, un souvenir en hommage à Machado. Et le monument aux couleurs de la République Espagnole de 1931 est un incontournable du cimetière.

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

 D'autres endroits du cimetière méritent le détour, ainsi cette croix datée du XVIe siècle.

Cimetière de Collioure

La tombe du peintre Balbino Giner (biographie -----> ici)

Cimetière de Collioure

Cimetière de Collioure

Une tombe couverte d'une mosaïque de galets :

Cimetière de Collioure

Quelques sépultures originales :

Cimetière de Colliourenaufrage du Thérèse-Maria en 1925

Cimetière de CollioureVogue pour l'éternité

Cimetière de Colliouretombe d'un peintre-cimentier

Cimetière de Colliouretombe d'une bretonne

 A noter une partie du cimetière où les défunts sont casés à la verticale comme rangés dans des tiroirs... Sans doute une façon de gagner de la place, la superficie du lieu n'étant pas extensible...
Mais Dudu est curieux de savoir comment sont hissés les locataires du quatrième étage !
(Il ne s'agit pas d'urnes funéraires, mais bien de tombes renfermant un cercueil.)

Cimetière de Collioure

(Comme d'hab, les photos "tout de mon cru" peuvent être agrandies en leur cliquant sauvagement dessus. Les quelques autres ont été glanées sur le web et seront vues en moindre grandeur.)

Cimetière de Collioure

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Rédigé par Dudu49

Publié dans #antonio machado, #cimetière, #collioure, #giner, #machado, #taphophilie

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Publié le 31 Août 2017

Été à la télé : vaches maigres et rediffusions à foison...

Eh ben, , c'est pareil, on rediffuse... Mais attention pas des séries vues et revues, mais des p'tits trésors, des pierres rares, des perles fines, des bijoux... Le meilleur du plus beau du plus génial de  .

Aujourd'hui retour en Taphophilie...
(Pour les ignorants qui sont une minorité infinitésimale des lecteurs de ce blog, rappelons que ce mot ne désigne pas un pays imaginaire, mais la passion, nous l'avouons, un peu bizarre, des cimetières et autres lieux funéraires.)
Plus précisément une visite au cimetière du Père Lachaise à Paris, et encore plus précisément une découverte des gisants de ce cimetière.

 

Gisant : Participe présent du verbe gésir : je gis, tu gis, il gît... Mais trêve de souvenirs scolaires et pédagogiques, il s'agit ici du substantif masculin : un gisant.
Définition de chez Wiki :

Sculpture funéraire de l'art chrétien représentant un personnage couché, vivant ou endormi, dans une attitude béate ou souriante. L'effigie était souvent placée sur le dessus d'un cénotaphe. Par extension, un gisant gravé ou sculpté sur une dalle funéraire peut également représenter l'effigie d'un grand personnage.
On se permet d'ajouter que le personnage, loin d'être vivant ou endormi, est souvent représenté carrément mort !

En 2011, M. et Mme Dudu ont visité le cimetière du Père Lachaise et en ont rapporté ces quelques photos (50% tout de notre cru) et deux anecdotes quelque peu... croustillantes.

Gisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père Lachaise

Mais les deux plus célèbres gisants du Père Lachaise sont ceux de Félix Faure et de Victor Noir.

Attention, les textes et les images ci-dessous ne sont pas recommandés aux yeux et aux oreilles chastes...

Commençons par ce cher Félix :

Gisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père Lachaise


"Il se voulait César, il finira Pompée." (d'après G. Clémenceau)

Président de la République depuis quatre ans, Félix Faure a pris une maîtresse comme tout bon Français de sexe mâle. Il s'agit de Marguerite Steinheil, 26 ans, qui change d'amant comme de chapeau. Son mari, le peintre Steinheil, qui poursuit ses propres amours, ne trouve rien à y redire. Au contraire même, puisque la nouvelle "relation" de son épouse lui vaut plusieurs commandes officielles. Comme cela, tout le monde y trouve son compte.

Félix Faure a pris l'habitude de faire venir Mme S. au palais de l'Élysée à chaque fois qu'il a besoin d'une séance de relaxation. Rien de plus déstressant qu'une petite turlutte de stagiaire ou de comédienne... Bref, en se levant le 16 février 1899, Félix fait porter un mot à sa maîtresse pour lui dire qu'il la recevra avec plaisir à 17 heures, après ses dernières obligations. La journée passe à toute vitesse. Le président s'apprête à accueillir sa visiteuse dans le salon bleu. Mais avant de la faire introduire, il prend une petite précaution pour ne pas se retrouver le drapeau en berne au moment fatal. C'est qu'il n'est plus un perdreau de l'année. Il affiche 58 ans, soit 29 de plus que sa maîtresse. Faute de Viagra, il avale un excitant. Il est prêt à la recevoir. L'huissier fait entrer la ravissante Mme Steinheil. Il n'y a pas de temps à perdre. Elle ouvre son corsage pour lui offrir sa magnifique poitrine.

Marguerite va droit au but. Restant silencieuse, car son papa lui a appris à ne pas parler la bouche pleine, elle sent soudain la main de son amant se crisper sur sa tête. Elle s'apprête à interrompre sa prestation quand il se met à crier : "J'étouffe ! J'étouffe ! Je n'y vois plus !" Elle le libère, se relève, le voit s'effondrer, s'affole. Elle sonne les domestiques avant de s'enfuir par un escalier dérobé sans même prendre le temps de se rhabiller entièrement. Parvenue dans la rue de Marigny, Marguerite hèle un fiacre, le torse encore nu sous sa jaquette. Pendant ce temps, les employés de l'Élysée découvrent le président allongé en pleine crise sur le divan. Le médecin qui accourt est impuissant à le sauver. Vers 10 heures, il meurt d'une congestion cérébrale, comme on dit à l'époque. Lorsque le prêtre mandé pour lui administrer les derniers sacrements se présente, quelques heures plus tard, il demande à un garde du palais : "Le président a-t-il encore sa connaissance ?" s'attirant la réponse mythique : "Non, elle vient de s'enfuir par l'escalier de service."

La nouvelle de la mort de Félix Faure se répand rapidement. Le Journal du peuple écrit qu'il est mort d'avoir trop "sacrifié à Vénus". Tout Paris comprend l'allusion. Les journalistes, apprenant que le président est décédé durant une fellation prodiguée par sa maîtresse Mme S., surnomment celle-ci "la Pompe funèbre". Le sobriquet fait fureur. Cette réputation attire même à la belle de nouveaux amants, parmi lesquels Aristide Briand et le roi du Cambodge.

La fin de Marguerite est moins glorieuse que son entrée dans le monde. Le 30 mai 1908, elle est retrouvée ligotée et bâillonnée dans son lit. Son époux a été étranglé et sa mère est morte d'une crise cardiaque. Soupçonnée d'être l'instigatrice du crime de son mari, elle est cependant acquittée. Elle épousera ultérieurement un baron anglais et s'éteindra à 85 ans, on ne l'invente pas... dans le Sussex.

(Article de F. Léwino dans le Point... Dudu n'aurait jamais pu écrire un texte aussi osé !)

 

Poursuivons avec Victor, LA vedette du Père Lachaise !

Gisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père Lachaise

La légende veut qu’en frottant le gisant, surtout à l’endroit du sexe, on recouvre fécondité ou virilité. L’étude s’attache à montrer quelles transformations fonctionnelles a connu le gisant de Victor Noir depuis son inauguration jusqu’à nos jours. Le culte originel est politique: journaliste d’opposition, Victor Noir est tué le 10 janvier 1870 lors d’une altercation avec le prince Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III; ses obsèques réunissent plus de cent mille personnes; il devient le symbole de la répression de l’Empire face à la lutte pour la liberté. Le sculpteur républicain Jules Dalou édifie à sa mémoire, en 1891, un gisant de bronze. Dans le courant du xxe siècle, sa tombe acquiert progressivement des connotations et des vertus érotiques: un culte sexuel se substitue définitivement au culte politique à partir des années soixante.

Ajoutons que,vu le lustrage du nez, de la bouche, du menton et des pointes de pieds du gisant, il semble que d'autres parties de ce bronze aient des vertus spéciales...


Terminons avec un des plus beaux gisants du Père Lachaise, celui de M. Arbelot, un architecte qui repose avec son épouse sous un curieux et émouvant monument représentant un gisant tenant dans ses mains le visage de sa compagne.
L'épitaphe écrite sur le devant du tombeau a été ajoutée par Gisants et anecdotes au Père Lachaise sur la photo.
Gisants et anecdotes au Père LachaiseGisants et anecdotes au Père Lachaise

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Publié le 22 Janvier 2017

Contrairement à une croyance répandue, l'incinération n'est pas la règle générale en matière de rites funéraires bouddhiques. Selon les pays, les coutumes locales et même le niveau de fortunes des familles, il arrive très souvent que les obsèques se déroulent sous la forme d'un enterrement.

Au Myanmar notamment, de nombreux villages ont leur cimetière. Dudu a eu l'occasion d'en visiter un et vous propose de le suivre.
Cette visite sera accompagnée d'un commentaire sur les rites funéraires pêché sur la page Facebook de l'agence Authentic Myanmar.

(Comme d'hab, photos cliquables pour être visionnées en grande dimension)

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

L'abord du cimetière nous ferait plutôt penser à un terrain vague envahi par la végétation. Pas d'allées, des tombes éparpillées mais toutes orientées dans la même direction.
A l'entrée, un grand préau destiné à recevoir le corps, les moines et les participants pour la cérémonie.

 

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Le cimetière est partie intégrante du village. Les vaches paissent non loin des tombes et la pagode n'est pas très loin.

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Une partie des tombes est de facture plutôt classique. Elles comportent à l'arrière la date du décès et parfois d'autres inscriptions.
Dans d'autres cas, le corps a été simplement enterré enveloppé d'un linceul, sans doute par manque de moyens financiers. Des branches sèches d'épineux recouvrent l'emplacement afin d'éviter que les animaux sauvages viennent creuser pour déterrer de la "nourriture". Afin de personnaliser la "tombe", on dépose sur le tas de branches un objet cher au défunt, ici un éventail ou un vase.

Cimetière bouddhique au Myanmar

 

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

Cimetière bouddhique au Myanmar

...Et bien sûr, comme souvent Cimetière bouddhique au Myanmar, pour les photos, c'est...

Cimetière bouddhique au Myanmar

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Publié le 24 Avril 2016

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Publié le 16 Juillet 2015

Le mont Koya, au Japon, est est un gigantesque complexe religieux au sud d'Osaka.

Composé de 117 temples bouddhistes, le premier monastère s'est développé pour devenir une ville, Kōya, possédant une université d'études religieuses et plus de cent temples offrant l'hospitalité aux nombreux pèlerins et touristes.

 

L'Okuno-in, un immense cimetière avec près de 200 000 pierres tombales de samouraïs, de personnalités et de gens ordinaires. Au cœur du cimetière se trouve le Tōrō-dō, le temple des lanternes. On pense que deux flammes y ont brûlé sans interruption depuis un millier d'années. À proximité du Tōrō-dō se trouve le Gobyo, le mausolée de Kūkai, devant lequel viennent se recueillir de nombreux fidèles.

Okuno in

Le cimetière se trouve dans une forêt de cèdres du Japon, arbres gigantesques vieux pour la plupart de plus de 500 ans, plongé dans une atmosphère mystique empreinte de spiritualité religieuse.

Okuno in

Okuno in

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Selon la superstition de l’école bouddhique shingon, point de morts à l’Okunoin mais seulement des esprits en attente.

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Traverser le pont Ichi no Hashi qui ouvre la voie à l’Okunoin revient à traverser un pont entre deux mondes. Juste avant, les fidèles joignent leurs mains et s’inclinent pour témoigner leur respect à Kûkai. 

Okuno in

Okuno in

Okuno in

Dans la partie moderne du cimetière, de nombreuses pierres tombales fantaisistes sont particulièrement intéressantes comme les les vaisseaux spatiaux géants érigés par une société astronautique, les tasses par une entreprise de café et un monument érigé par une société de pesticides pour commémorer toutes ses victimes insectes.

Okuno in

Okuno in

Vous pourrez retrouver bientôt ces images (et quelques autres) dans la section Galeries de Okuno in

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Rédigé par Dudu49

Publié dans #bouddhisme, #cimetière, #Japon, #okuno in, #taphophilie

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Publié le 13 Juin 2015

Rappelez-vous, c'était hier...

Taphophilie corse

Le mausolée de la famille Piccioni près de Pino en Corse contient, entre autres, les cendres fille de Gustave Eiffel, Valentine, mariée aves Camille Piccioni, diplomate et fils d’Antoine Piccioni qui fut maire de Bastia.

En découvrant la Corse, et plus particulièrement le Nord de l'île dans les environs du Cap Corse, Dudu fut étonné de constater le nombre de tombeaux, pour la plupart luxueux, bâtis, non pas dans des cimetières comme sur le continent, mais au bord des routes à la vue de tout un chacun.

Pour expliquer cela, il faut remonter au XVIIe et au XIXe siècle.

La richesse de Pino et  des communes du Cap Corse en ces temps-là s’explique souvent par une forte émigration à Porto Rico et un pouvoir d’achat des Corses américanisés qui, en retour, font construire de grandes maisons toscanes au toit à quatre pentes avec ou sans jardin (on dénombre, à Pino, quatorze palazzi d’Americani) ainsi que des tombeaux majestueux qui font face à la mer.

Tout comme les palazzi, ces grandes maisons patriciennes, les tombeaux monumentaux construits aux abords des hameaux et face à la mer. Ils sont autant de signes extérieurs de richesse et l’expression d’un lien puissant entre les vivants et les morts.

Dans tous les villages du Cap Corse, en bordure de route, mais toujours sur des positions en vue, s'élèvent d'imposantes sépultures. Construites par les émigrés capcorsins ou des familles de notables, ces demeures des morts combinent tombeaux et autel pour célébrations ce qui en fait de véritables chapelles funéraires. L'intérieur y est souvent orné de sculptures, de tableaux, de bougeoirs et d’ostensoirs précieux. L’extérieur peut être luxueux avec murs d'enceinte, portails, escaliers et jardins aménagés avec palmiers ou cyprès. Ces constructions rappellent celles des grandes lignées florentines ou romaines. Les familles insulaires viennent s’y recueillir au moins une fois par an, à la Toussaint.

Taphophilie corse

Les plus beaux édifices sont à Sisco (tombeau Battistini), Cagnano (Biaggi), mais c’est à Barrettali aux hameaux de Minerviu et Cunchigliu) que les familles ont rivalisé dans la grandeur, mais aussi dans le choix des lieux, face à la mer. L’importance de celle-ci est particulièrement visible à Pino où le tombeau Bartolomei a la forme d'une embarcation surmontée d'ancres sculptées.

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tombes-01
 

 La dernière demeure vaut une résidence secondaire.

Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les défunts sont inhumés à l’intérieur des églises, ou des couvents, dans une cave située sous l’autel et dénommée « l’Arca » en Corse. Les corps sont simplement jetés dans cette fosse commune si proche de Dieu, où les ossements des « sgio » (seigneurs féodaux) sont mêlés à ceux des notables, des paysans, des pêcheurs. Pour la population, l’usage de l’arca est plus qu’une habitude, c’est un devoir, une véritable loi sociale car tout défunt enterré dans un cimetière est considéré comme abandonné du Tout-Puissant.

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 L' Arca est une tombe collective, sorte de chambre souterraine voutée à orifice étroit fermé par une dalle de pierre creusée dans le sol de l'édifice religieux. Cette ouverture, suivant les édifices, se trouvait près de l'entrée, dans la nef ou encore avait une position centrale.
Lors des décès, et à la suite du rite funéraire, le corps du défunt basculait dans l'arca par cette ouverture qui était ensuite refermée.

Au XIX siècle, la Corse étant devenue française, l’état invoqua l’insalubrité comme prétexte pour interdire la pratique de l’arca. Il est vrai que l’ardeur du soleil d’été exacerbait l’odeur des corps en décomposition, ce qui condamnait souvent l’accès à l’église. A partir de cette interdiction, les Corses si attachés à leur traditions durent accomplir ce qu’ils avaient toujours évité de faire, enterrer les leurs dans le cimetière communal.

Mais tandis que certains transgressaient la loi en allant déterrer leurs morts la nuit pour les inhumer en secret dans l’église, d’autres eurent le réflexe d’offrir comme dernière demeure aux disparus la propriété familiale. De cette époque date le proverbe (en français ) Fais ta tombe  dans ta propriété et tu iras au paradis. Ces bâtisses affirmaient la puissance de ces lignées, et aussi permettaient de rendre les terrains inaliénables. On ne vend pas les morts !, comme dit un proverbe. Visibles ou invisibles, les morts restent parmi nous et leurs tombeaux nous montrent d’où nous venons, quelles sont nos racines. Nous sommes les héritiers d’une histoire et d’une communauté.

28-Minerviu (2)

 

Merci aux sites destination-cap-corse, locationencorse, hubert35, chtoric67, m.2b-luciani ... pour la documentation et les images.

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Rédigé par Dudu49

Publié dans #arca, #corse, #mausolée, #taphophilie, #tombe

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Publié le 2 Avril 2015

Bien qu'il soit difficile de rivaliser avec le Père Lachaise en ce qui concerne la statuaire et les œuvres d'art, le cimetière de Montmartre renferme néanmoins quelques trésors que Belles tombes du cimetière de Montmartre va vous faire partager. (100% tout de notre cru)

Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre  Belles tombes du cimetière de Montmartre

 

Belles tombes du cimetière de Montmartre

 

 Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre

 

Belles tombes du cimetière de Montmartre


La tombe du peintre Victor Brauner

 

Belles tombes du cimetière de Montmartre
Un peu d'égyptomanie...

Belles tombes du cimetière de Montmartre

 Belles tombes du cimetière de MontmartreNijinski dans le costume de Petrouchka Belles tombes du cimetière de Montmartre Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre


Un drapé magnifique en marbre !

Belles tombes du cimetière de Montmartre
Gisant d'Alexandre Dumas fils (La dame aux Camélias)
Les admirateurs lui volent régulièrement les orteils !

Belles tombes du cimetière de Montmartre
Vitrail d'une chapelle

Belles tombes du cimetière de Montmartre

 

Belles tombes du cimetière de Montmartre

 

Belles tombes du cimetière de Montmartre

Mosaïque dans la tombe "Barbapapa"
(voir ci-contre)

 

Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre
Statue signée Paul Landowski sur la tombe d'Otto Klaus Preis

Belles tombes du cimetière de Montmartre
Godefroy Cavaignac - Œuvre de Rude

Belles tombes du cimetière de Montmartre
Le poète allemand Heinrich Heine

Belles tombes du cimetière de Montmartre
Tombe de J.C. Brialy

Belles tombes du cimetière de Montmartre

 

Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre

Belles tombes du cimetière de Montmartre

 

Sur la tombe de la danseuse
Ludmila Tcherina, réplique
en résine d'un bronze monumental représentant l'Europe
unie placé sur le parvis du
Parlement Européen à
Strasbourg

 Toutes ces images (et d'autres) dans une meilleure définition bientôt dans des nouvelles galeries...
Meuh non, pas le magasin, la rubrique Galeries dans le menu de droite...

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Publié le 31 Mars 2015

Suite du florilège des tombes remarquables au cimetière de Montmartre.

N°6 - la plus design

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Vous l'aurez reconnue ci-dessus, c'est la tombe du compositeur interprète Michel Berger, fils du professeur Jean Hamburger décédé 6 mois avant son fils et enterré non loin de là. Michel Berger  est décédé en 1992 d'un accident cardiaque. Il repose avec sa fille Pauline morte de la mucoviscidose à 19 ans, 5 ans après son père.

A l'origine, la tombe de Michel Berger était une simple dalle recouverte de pelouse artificielle façon "tapis de billard" moyennement appréciée par les visiteurs. En 2012, elle a été remplacée par l'actuel habitacle en verre. Mais les polémiques n'ont pas cessé. On lui reproche de ressembler plus à un "arrêt de bus" ou une "cabine téléphonique" qu'à une tombe. Il faut bien avouer que les taphophiles ont bien gagné au change du point de vue esthétique...

http://nsa29.casimages.com/img/2012/08/03/120803100212132818.jpg

En 2013, la plaque de marbre portant les noms de Michel et de sa fille a été changée et remplacée par l'inscription actuelle de facture très moderne.

JPEG - 20.2 ko

N°7 - La plus culturiste

Une tombe toujours très fleurie, on suppose par le Moulin Rouge, celle de M. Jean Bauchet, ancien directeur de ce cabaret.

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Article tiré du site Montmartre-secret (lien vers le site ---> ici)

29ème division, la statue le plus monumentale (avec celle de Landowski pour  Otto Klaus Preis) est assise de tout son poids de bronze sur  un socle de marbre noir.
L'impressionnante statue n'aurait qu'à lever un bras et prendre sa tête dans sa main pour ressembler au Penseur de Rodin !
Elle a été créée en 1989 par un dénommé Richard pour la tombe de Jean Bauchet (1906-1995).
Il faut un certain ego et surtout une certaine fortune pour s'offrir un monument de cette taille. Le visage du penseur évoque, en plus jeune et en moins périssable, celui de Jean Bauchet qui fut avant tout un homme d'affaires et d'argent.

jean bauchet cimetiere-30-novembre-030.JPG


Il fut dans sa jeunesse folle un artiste de quelque talent, danseur acrobatique, avant de pousser quelques mois, sans grand succès, la chansonnette. Après la guerre, il choisit une meilleure voie pour se remplir les poches (peu visibles sur la statue), celle des jeux et des revues. Il dirigea le Casino de Paris puis le Chatelet du temps où ce théâtre était le temple de l'opérette.

Il créa en 1950 le Casino de Marrakech et participa ainsi au développement touristique et bobo de la ville. A côté de l'établissement, l'hôtel du Casino, rebaptisé "Es Saadi Gardens and Resort" est aujourd'hui l'un des plus courus de Marrakech. Il est toujours géré par sa fille Elisabeth Bauchet-Bahloul.
N'oublions pas que pendant une vingtaine d'années (1963-1983), il géra avec son épouse et avec talent (ce qui n'est pas incompatible) le Casino de Forges.
Ne passez pas derrière l'athlétique penseur; il  vous présenterait alors un dos de saurien et un postérieur ramolli malgré le bronze dont il est composé !
Un certain Richard l'a sculpté en 1989, six ans avant la mort de son commanditaire.
En cet hiver glacé, le soleil qui vient caresser le visage penché du penseur lui donne un peu de douceur et de vie.
Ce dont, comme chacun sait, les morts ont bien besoin.

 

N°8 - La plus montmartroise

 

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Article tiré du site Montmartre-secret (lien vers le site ---> ici)

Le garde-champêtre de Montmartre ne bat plus le tambour dans les rues pour annoncer les festivités de la Butte.
Il dort sous la pierre dans un grand jardin très bien fréquenté.
Anatole est à ce jour le plus illustre garde-champêtre que Montmartre ait connu. Il y en a eu quelques-uns depuis la création de la Commune Libre : Fasquel, Baranger, Petrus (pour ce dernier, il y a polémique car on ne trouve nulle trace de sa nomination. Sans doute s'est-il impatronisé lui-même sans demander leur avis aux hautes autorités montmartroises)!

Anatole faisait partie du folklore montmartrois et les touristes aimaient se faire photographier à côté de lui. Les photos souvenirs ne manquent pas puisqu' il a exercé ses fonctions pendant 35 ans ! Le temps d'être immortalisé par des appareils et des caméras du monde entier!
C'est Pierre Labric, maire de Montmartre et as de la pédale, descendeur à vélocypède des escaliers de la rue Foyatier qui l'intronise en 1953. Anatole ne rangera ses baguettes qu'en 1988 dix ans avant de casser sa pipe.
De son vrai nom Jacques Delarue (un nom prédestiné pour parcourir les escaliers et les rues de la Butte) il voit le jour en 1911.
Il devient plus tard tambour-major dans la 1ère armée du Rhin et Danube !
Il est alors décoré de quelques médailles qui ne cessèrent de tapisser son poitrail et auxquelles il tenait tant qu'il voulut qu'elles fussent représentées sur sa tombe...
Acteur enthousiaste des fêtes montmartroises et il a assisté au fil des années à la dégradation de la vie villageoise, à la transformation du quartier, à l'affadissement et à la folklorisation en toc des traditions provocatrices montmartroises.
Mais il gardait sa bonne humeur et son franc sourire malgré la disparition de la fanfare en 1985.
Il était accompagné de la "cantinière" qui partageait sa vie. Elle s'appelait Mick Moruzzi et elle avait rejoint la fanfare où elle avait connu Anatole. Ce fut entre eux un grand coup de cymbale !
Mick écrit :
"On vivait ensemble dans onze mètres carrés humides. C'est grâce à l'abbé Pierre qu'on a eu un logement décent."
Elle avait fait peindre sur sa grosse caisse le portrait d'Anatole. C'était disait-elle, l'oeil brillant, pour se défouler et "lui taper dessus" ! Mick a attendu 10 ans avant de rejoindre Anatole et partager avec lui un logement plus étroit et plus humide

 

N°9 - La plus animalière

 

Martin Sabon (1846-1933) était métallurgiste de profession et photographe par passion. Mais pas n’importe quel photographe puisqu’il a travaillé pour les Monuments Historiques toute sa vie : d’abord en tant que bénévole puis à plein temps. Il a parcouru la France et fait d’innombrables clichés qui contribuent à la mémoire de notre patrimoine architectural.
Son tombeau est simple mais remarquable : taillé d’une pièce dans un bloc de béton par le sculpteur français « du béton » Carlo Sarrabezolles (1888-1971), le tombeau représente quatre lionnes supportant sur leur échine un sarcophage.

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

N°10 - La plus porno

Ca n'a pas l'air comme ça, mais lisez donc la biographie...

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Cimetière de Montmartre - Top 10 des tombes - 2

Enfant de Montmartre où il est né, Jean-Daniel Cadinot devint photographe et évolua progressivement vers le nu et les représentations homoérotiques. Il créé sa propre entreprise et réalise en 1980 son premier film pornographique, Tendres adolescents. Il y emploie des garçons jeunes et minces, ce qui devint par la suite un des éléments caractéristiques de son cinéma. Avec plus de 70 films, Jean-Daniel Cadinot s’est imposé sur le marché pornographique gay. Il est mort d’un arrêt cardiaque : facétieux, il avait rédigé lui-même à l’avance sur son blog le message annonçant sa mort. L’arrière de sa tombe figure une pellicule de film.

Vous avez noté que cette tombe est double-face... Ce qui permet d'apprécier le personnage par tous ses côtés...

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Publié le 29 Mars 2015

Ça y est ! Après moultes recherches, Dudu a enfin trouvé le mot français équivalent à son néologisme cimétérophilie !
Il s'agit de : taphophilie.

En même temps, Dudu est un peu soulagé de ne plus voir "son" mot souligné d'un petit serpent rouge lors de l'édition des articles (les blogueurs voient ce que nous voulons dire...) et d'être débarassé de ce qui pourrait passer pour un barbarisme, mais maintenant il va falloir modifier tous les tags des articles précédents et les titres des rubriques ! Du bricolage en perspective !

Allez, Wiki pour tout le monde...

La taphophilie est une passion ou un intérêt prononcé pour les cimetières, qui peut déboucher sur une forme de tourisme spécialisé. Le terme est dérivé des mots grecs τάφος (táphos ; « tombe, sépulture ») et φιλία (philie ; « amour »).
La taphophilie recouvre l’étude des épitaphes, des sculptures, tombeaux et autres œuvres visibles dans les cimetières et l'histoire des décès célèbres.
Le cimetière central de Vienne, le cimetière de Recoleta à Buenos Aires et le cimetière du Père-Lachaise à Paris, par exemple, sont célèbres pour leur intérêt taphophilique.
D'autre part, des généalogistes amateurs s'inscrivent également dans la pratique pour chercher ou vérifier les enregistrement d'état-civil de leurs ancêtres.

Depuis des siècles, les croyants entreprennent des pélerinages vers les sépultures des chefs religieux, souvent associées à des icônes ou des reliques. En Occident, c'était déjà une pratique commune au Moyen Âge, pour aller vénérer les tombes et les sanctuaires des saints. En Chine, la tradition du culte des ancêtres implique également la visite des sépultures, des morts de la famille cette fois.
Au XIXe siècle, des cimetières paysagés commencent à apparaître et encouragent les visiteurs à s'attarder pour explorer le cimetière. L'un des plus connus est le cimetière du Père-Lachaise à Paris, qui continue à encourager les touristes à la visite des nombreuses œuvres d'art funéraire liés à la présence de morts illustres.
Les inscriptions funéraires sur les tombes sont également depuis longtemps le centre d'intérêt de nombreux généalogistes, pour vérifier ou compléter les données généalogiques issues des registres d'état civil. Un cas particulier de l'intérêt pour les inscriptions et gravures funéraires est la pratique du transfert sur papier par estampage, pour conservation et étude ultérieure.

Attention, pour certains, la taphophilie est une forme de déviation sexuelle. Taphophilie vous affirme que ce n'est pas du tout le cas dans ce site !

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Rédigé par Dudu49

Publié dans #cimetiere, #funeraire, #taphophilie

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