Un peu de moi : ma région du Nord, mes goûts musicaux un peu décalés, ma passion pour le spectacle de rue, mes voyages... Un peu de tout : des blogs intéressants, de l'humour, des images, de l'émotion peut-être, de la vie, quoi...
Détournement de la chanson Toujours debout de Renaud, un admirateur du Nord vient de sortir : Toudis debout...
Occasion pour d'attraper la balle au bond et de s'attarder sur cet adverbe : toudis.
De l'ancien français, toudis signifiait tous les jours, toujours. Issu de dies (jour), on retrouve cette racine "di" dans le nom des jours de la semaine ou dans le mot midi.
Mais trève de références érudites, retrouvons le mot dans quelques expressions "Hauts-de-Françaises" imagées...
Eul lanque d'eune fème, eul queue d'un kien, cha berloque toudis.
[Expression quelque peu misogyne : La langue d'une femme, la queue d'un chien, ça remue tout le temps...]
Ch'est vrai qu' tout rabattu, trinte-six fesses cha f'ra toudis dix-huit culs.
[C'est vrai que tout compte fait, trente-six fesses ça fera toujours dix-huit culs.] Expression ancienne en Beauce : Adjugé, vendu, trente six fesses font dix-huit culs. Se dit pour conclure une affaire.
T'es comme mes pronnes, t'es toudis dins mes gampes.
Expression tendre et raffinée à propos d'un gêneur : Tu es comme mes testicules, toujours dans (ou entre) mes jambes...
I est toudis aheuré, pour mi i a eune horloche dins sin vinte.
Il est toujours à l'heure ; d'après moi, il a une horloge dans le ventre.
Un neu ramon, i ramone toudis bin.
Un nouveau balai, ça balaie toujours mieux. Tout nouveau, tout beau...
Quand in est mort, ch'est pour toudis.
In a biau mucher l'queue d'in baudet,
in l'arconnot toudis à ses orelles !
On a beau cacher la queue d'un âne, on le reconnaît toujours à ses oreilles ! Chassez le naturel, il revient au galop.
Du bon marqué ch'est toudis querre.
Du bon marché, c'est toujours trop cher. Les choses bon marché ne font pas un long usage et doivent être remplacées plus souvent.
Ch'est toudis ch'plus laid baudet qui passe s'tiête pa-d'sur d'l'hayure.
C'est toujours l'âne le plus moche qui passe sa tête au-dessus de la haie. Ce sont toujours les gens les plus bêtes qui ont besoin de se faire remarquer.
Faut toudis s'fier à s'première idée surtout si in n'a qu'eune.
Il faut toujours se fier à sa première idée, surtout si on n'en a qu'une.
Un p'tit bonus : un succès des Capenoules repris ici par Jack Defer et son orchestre. Et sin pi marchera toudis
Détournement de la chanson Toujours debout de Renaud, un admirateur du Nord vient de sortir : Toudis debout...
Occasion pour d'attraper la balle au bond et de s'attarder sur cet adverbe : toudis.
De l'ancien français, toudis signifiait tous les jours, toujours. Issu de dies (jour), on retrouve cette racine "di" dans le nom des jours de la semaine ou dans le mot midi.
Mais trève de références érudites, retrouvons le mot dans quelques expressions "Hauts-de-Françaises" imagées...
Eul lanque d'eune fème, eul queue d'un kien, cha berloque toudis.
[Expression quelque peu misogyne : La langue d'une femme, la queue d'un chien, ça remue tout le temps...]
Ch'est vrai qu' tout rabattu, trinte-six fesses cha f'ra toudis dix-huit culs.
[C'est vrai que tout compte fait, trente-six fesses ça fera toujours dix-huit culs.] Expression ancienne en Beauce : Adjugé, vendu, trente six fesses font dix-huit culs. Se dit pour conclure une affaire.
T'es comme mes pronnes, t'es toudis dins mes gampes.
Expression tendre et raffinée à propos d'un gêneur : Tu es comme mes testicules, toujours dans (ou entre) mes jambes...
I est toudis aheuré, pour mi i a eune horloche dins sin vinte.
Il est toujours à l'heure ; d'après moi, il a une horloge dans le ventre.
Un neu ramon, i ramone toudis bin.
Un nouveau balai, ça balaie toujours mieux. Tout nouveau, tout beau...
Quand in est mort, ch'est pour toudis.
In a biau mucher l'queue d'in baudet,
in l'arconnot toudis à ses orelles !
On a beau cacher la queue d'un âne, on le reconnaît toujours à ses oreilles ! Chassez le naturel, il revient au galop.
Du bon marqué ch'est toudis querre.
Du bon marché, c'est toujours trop cher. Les choses bon marché ne font pas un long usage et doivent être remplacées plus souvent.
Ch'est toudis ch'plus laid baudet qui passe s'tiête pa-d'sur d'l'hayure.
C'est toujours l'âne le plus moche qui passe sa tête au-dessus de la haie. Ce sont toujours les gens les plus bêtes qui ont besoin de se faire remarquer.
Faut toudis s'fier à s'première idée surtout si in n'a qu'eune.
Il faut toujours se fier à sa première idée, surtout si on n'en a qu'une.
Le revoilà, le Phénix, non seulement ressuscité mais aussi métamorphosé...
A jeun, beaucoup moins bouffi, rajeuni. Autant il nous avait déçu lors de ses premières réapparitions cathodiques, autant cette fois, il nous semble sur le bon chemin. Pourvou qué ça doure...
Constatez par vous-même.
Attention, néanmoins, ces chansons sont en play-back, le son étant celui de l'album, c'est-à-dire une voix fortement retravaillée en studio...
Pour cette dernière vidéo, c'est la vraie voix de Renaud que vous allez entendre...
Mais non, pas le retour de Renaud... On ne va pas vous saouler avec ça pour l'instant. Il est partout : sur le web, à la radio, à la télé... Laissons passer quelques jours, semaines, mois... le temps que tout ce ramdam cesse.
Non, le retour dont vous parle aujourd'hui, c'est le retour de Guirec et Monique !
Pour ceusses qui se disent "kicé, Guirec et Monique ?", Il suffit d'aller voir ici et là ou de visionner cette magnifique vidéo qui vous fera rêver...
Après s'être fait (volontairement) bloquer par les glaces et avoir vécu en autarcie pendant trois mois, Guirec Soudée et sa poule Monique se sont vus enfin libérés de la banquise en train de fondre et vont faire leur retour vers les humains. La suite de leurs aventures sur leur site : Voyage d'Yvinec
Association de mots a priori inattendue, mais Lille étant à l'origine "Insula" puis "L'Isle", quoi d'étonnant à ce que cette "Isle" soit nantie de ponts... Aujourd'hui, ce sont principalement des ponts enjambant la Deûle, la rivière passant au Nord ouest de la ville. Autrefois, des canaux et des ruisseaux (aujourd'hui comblés ou souterrains) traversaient la ville. va vous faire découvrir quelques ponts lillois, certains n'existant plus, d'autres très récents.
A tout seigneur, tout honneur, commençons par le pont Napoléon :
Il est nommé en l'honneur de Napoléon 1er. Traversant la Moyenne-Deûle, le pont comporte le nom de plusieurs victoires napoléoniennes. Il est détruit en 1918 par l'armée allemande lors de sa fuite durant la Première Guerre Mondiale. Il est reconstruit partiellement en 1920 pour l'exposition internationale et à nouveau détruit par les Allemands en 1944. Un projet de reconstruction est planifié en 1939 ; le pont a été reconstruit à l'identique en 2014.
A l'origine, dans un style néo-égyptien avec, au centre de l’arche un temple encadré par quatre sphinx. Sur les faces des piédestaux sont représentés des noms de victoires de la République et de l’Empire. Les piédestaux sont surmontés de vasques. Au style égyptien succéda ensuite une décoration romantique.
Depuis 2014, un nouveau pont Napoléon identique à l'original, a été reconstruit.
Le pont du Petit Paradis
Le pont du Petit-Paradis est un pont-levis bâti à la fin du XIX siècle pour permettre d'enjamber le canal de la Moyenne-Deûle. Au début du XXe siècle, la forte vocation commerciale du canal rappelle la nécessité de lever cette passerelle pour permettre le passage des péniches. Le pont du Petit-Paradis existait toujours jusqu'en 2015, il permettait l'accès à l'ancien stade Grimonprez Jooris ainsi qu'au parking du Champ de Mars. Il a été démoli en octobre 2015 dans le cadre des travaux de réhabilitation du Champ de Mars. Il sera reconstruit, mais perdra sans doute une bonne partie de son authenticité...
Le pont du Ramponneau
Grand frère du précédent, le pont-levis dit "pont du Ramponneau" a été construit à la fin du XIXe siècle en remplacement du vieux pont tournant établi en 1818 face à la guinguette du Ramponneau. Le pont du Ramponneau permet donc l'accès au champ de Mars et à la Citadelle. Son architecture ressemble fortement à celle du pont du Petit-Paradis bâti à la même époque.
Au début du XXe siècle, l'infrastructure globale était constituée: - d'un pont-levis à actionner pour le passage des péniches, - d'une passerelle réservée aux piétons, suffisamment haute pour tolérer le passage de péniches (comme le pont Napoléon). Le nom du pont provient du café du Ramponneau*, une ancienne guinguette qui est apparue en 1755 (soit 4 ans après le creusement du canal de la Moyenne-Deûle). Aujourd'hui, le café du Ramponneau n'existe plus. Le pont du Ramponneau a été très endommagé durant le premier conflit mondial mais a été reconstruit. La passerelle a, quant à elle, disparu. Le pont subira le même sort que son petit frère, le pont du Petit Paradis...
* Un article de Wikipedia sur l'origine de ce nom, diablement intéressant mais trop long à reproduire sur ce blog. A voir ----->ici
Un dernier pont (au nom inconnu) aux alentours du Bois de la Deûle a été plusieurs fois démoli puis reconstruit. Au même endroit se trouve maintenant une passerelle.
Le Pont Neuf
Il fut construit en 1701. Une partie du pont sous lequel coulait le canal de la Basse Deûle avait dû être détruite afin de permettre le percement de l'avenue du Peuple Belge.
En 1965, le pont a été reconstruit. Il est maintenant entièrement destiné à la circulation routière, aussi bien dessus (rue du Pont-Neuf) que dessous (Avenue du Peuple Belge). Voici le Pont-Neuf, ou plutôt ce qu'il en reste, aujourd'hui...
A noter qu'un rêve, ou plutôt un fantasme, avait vu le jour parmi nos édiles il y a quelques années. Il s'agissait de "remettre en eau" l'avenue du Peuple Belge afin de rendre à Lille sa vocation de ville fluviale et par là-même de restituer au Pont-Neuf sa réelle destination. Mais il semble que depuis, cette idée ait été abandonnée...
Le pont de l'Hippodrome
Le pont de l'Hippodrome - actuel pont Léo Lagrange - est un ouvrage qui enjambe la Deûle et délimite les territoires communaux de Lille et de Lambersart. A l'origine de sa construction au XIXe siècle, il s'agissait d'un pont tournant qui permettait de rejoindre Lille à Lambersart en traversant la Deûle en tramway, tout en facilitant l'accès aux péniches transitant entre le quartier Vauban et les Bois-Blancs. Détruit durant le XXe siècle, le pont de l'Hippodrome a été reconstruit afin de répondre à une circulation croissante entre les deux communes. Aujourd'hui, il s'apparente à un ouvrage massif et beaucoup plus large, ayant entraîné dans sa construction la disparition des demeures anciennes qui le bordaient.
Nettement moins glamour, le pont actuel, n'est-il pas ?..
Le Pont Maudit
Petit frère du pont Neuf, le pont Maudit existe toujours entre la rue de la Halle et la rue des Bateliers, sous la chaussée. Pour s'en convaincre, il suffit de marcher et d'observer le dos d'âne. Sont d'ailleurs toujours visibles les demi-cercles en pavés qui permettaient d'amortir le dénivelé côté impair de l'avenue du Peuple-Belge. Ces arrondis de pavés sont bien visibles sur les cartes postales anciennes. Il semble bien que, lorsqu'on a terminé le comblement du canal en 1965, on a simplement remblayé sans démolir et planté des arbres pour se donner bonne conscience.
le pont de la Barre
Le pont de la Barre apparaît au milieu du XVIIIe siècle lorsque le quai du Wault, faisant partie intégrante de Lille intra-muros depuis le VIe agrandissement de 1670, est relié à la Basse-Deûle par le canal de la Moyenne-Deûle. Cette nouvelle liaison fluviale entraîne nécessairement la création de plusieurs ponts pour maintenir la communication terrestre. Ainsi, le pont de la Barre est construit pour maintenir la seule liaison directe existant entre le Vieux-Lille et le faubourg de la Barre jusqu'en 1858. L'écluse du pont de la Barre est apparue après le VIIe agrandissement de 1858, lorsque le canal de la Moyenne-Deûle a été relié à une nouvelle dérivation de la Haute-Deûle. C'est à ce point de rupture que la Haute-Deûle est tout naturellement distincte de la Moyenne-Deûle.
Même pour un pur lillois, difficile d'imaginer que ces photographies ont été prises au même endroit !
Le pont des Trois Molettes
Au début du XXe siècle, le pont des Trois-Molettes, sur l'ancien canal des Weppes, permet l'accès à la rue des Trois-Molettes et à la cour Gilson. A cette époque, le canal se poursuit ensuite vers la basilique Notre-Dame-de-la-Treille où il devient le canal de la Monnaie. Il finit sa course sous la rue de la Monnaie avant de se jeter, au niveau de l'hospice Comtesse, dans la Basse-Deûle (actuelle avenue du Peuple Belge). Tout ce bras de la Deûle a été comblé dans les années 1930.
Le pont de Roubaix sur le même canal
Le pont de la rue Winston-Churchill
Dans le quartier des Bois-Blancs. A notre avis le dernier pont-levis de Lille...? A moins que le suivant ne soit considéré comme tel ?
Le pont à Fourchon
Dans le même quartier des Bois-Blancs, ce pont-levis de 38 m de long et 15 m de large a été inauguré le 17 décembre 2011. Il relie le Quai de l'Ouest au nouvel ensemble Euratechnologies.
Terminons par un pont moderne ou plutôt un viaduc qui, lui, n'enjambe pas un cours d'eau :
Le viaduc Le Corbusier
Réalisé par l'architecte François Deslaugiers, il enjambe la place François Mitterrand pour relier la gare Lille-Flandres à la gare Lille Europe. Il est nommé ainsi car il a été construit sur l'emplacement de la rue du même nom, disparue lorsque le boulevard périphérique de Lille a été dévié. Lien entre le vieux lille et le quartier des affaires à l'architecture moderne, il est conçu comme une rue en hauteur, posée sur des arches arrondies. Lorsqu'on sort de la gare Lille Europe à pieds, on passe dessous comme sous un vaste préau. Ce pont est construit pour donner une impression de légèreté et préserver la luminosité sous lui-même, ce qui fait de la place un espace agréable et aéré malgrès la rue passant au-dessus.
De nombreux ponts ont été construits à Lille depuis que la ville est sillonnée de rivières et de canaux. Le plus ancien semble être le Pont d'Amour datant de 1528. Citons encore le pont de la Barre, les ponts de Berry, des Hibernois, de la Kraene, des Molfons, de Notre-Dame d'Assistance, de Phin... Rue des Ponts-de-Comines, la rivière longeant la rue, chaque maison était reliée à la chaussée par un pont.
Cependant, le manque de documents et d'iconographie ont empéché Dudu de vous fournir de plus amples informations. Pourtant, tout n'est pas perdu, nous avons déniché un véritable guide de Lille à destination des touristes du début du XIXe siècle qui vaut son pesant de babeluttes (pour les non-initiés : confiseries lilloises). Mais ceci est une autre histoire... Digérez déjà les ponts. reviendra plus tard sur le sujet... A bientôt.
Troisième et sans doute dernier épisode de la saga non-exhaustive des ponts lillois. Cette fois, en vrac, ponts modernes, ponts qui n'en sont pas vraiment, ponts anecdotiques...
Le pont des Trois Molettes
Au début du XXe siècle, le pont des Trois-Molettes, sur l'ancien canal des Weppes, permet l'accès à la rue des Trois-Molettes et à la cour Gilson. A cette époque, le canal se poursuit ensuite vers la basilique Notre-Dame-de-la-Treille où il devient le canal de la Monnaie. Il finit sa course sous la rue de la Monnaie avant de se jeter, au niveau de l'hospice Comtesse, dans la Basse-Deûle (actuelle avenue du Peuple Belge). Tout ce bras de la Deûle a été comblé dans les années 1930.
Le pont de Roubaix sur le même canal
Le pont de la rue Winston-Churchill
Dans le quartier des Bois-Blancs. A notre avis le dernier pont-levis de Lille...? A moins que le suivant ne soit considéré comme tel ?
Le pont à Fourchon
Dans le même quartier des Bois-Blancs, ce pont-levis de 38 m de long et 15 m de large a été inauguré le 17 décembre 2011. Il relie le Quai de l'Ouest au nouvel ensemble Euratechnologies.
Terminons par un pont moderne ou plutôt un viaduc qui, lui, n'enjambe pas un cours d'eau :
Le viaduc Le Corbusier
Réalisé par l'architecte François Deslaugiers, il enjambe la place François Mitterrand pour relier la gare Lille-Flandres à la gare Lille Europe. Il est nommé ainsi car il a été construit sur l'emplacement de la rue du même nom, disparue lorsque le boulevard périphérique de Lille a été dévié. Lien entre le vieux lille et le quartier des affaires à l'architecture moderne, il est conçu comme une rue en hauteur, posée sur des arches arrondies. Lorsqu'on sort de la gare Lille Europe à pieds, on passe dessous comme sous un vaste préau. Ce pont est construit pour donner une impression de légèreté et préserver la luminosité sous lui-même, ce qui fait de la place un espace agréable et aéré malgrès la rue passant au-dessus.
De nombreux ponts ont été construits à Lille depuis que la ville est sillonnée de rivières et de canaux. Le plus ancien semble être le Pont d'Amour datant de 1528. Citons encore le pont de la Barre, les ponts de Berry, des Hibernois, de la Kraene, des Molfons, de Notre-Dame d'Assistance, de Phin... Rue des Ponts-de-Comines, la rivière logeant la rue, chaque maison était reliée à la chaussée par un pont.
Cependant, le manque de documents et d'iconographie ont empéché Dudu de vous fournir de plus amples informations. Pourtant, tout n'est pas perdu, nous avons déniché un véritable guide de Lille à destination des touristes du début du XIXe siècle qui vaut son pesant de babeluttes (pour les non-initiés : confiseries lilloises). Mais ceci est une autre histoire... Digérez déjà les ponts. reviendra plus tard sur le sujet... A bientôt.
Suite de notre article sur les ponts de Lille... Ponts d'hier, ponts d'aujourd'hui, ponts démolis, ponts reconstruits, ponts...pons la m... Oh pardon, on s'égare...
Le pont de l'Hippodrome
Le pont de l'Hippodrome - actuel pont Léo Lagrange - est un ouvrage qui enjambe la Deûle et délimite les territoires communaux de Lille et de Lambersart. A l'origine de sa construction au XIXe siècle, il s'agissait d'un pont tournant qui permettait de rejoindre Lille à Lambersart en traversant la Deûle en tramway, tout en facilitant l'accès aux péniches transitant entre le quartier Vauban et les Bois-Blancs. Détruit durant le XXe siècle, le pont de l'Hippodrome a été reconstruit afin de répondre à une circulation croissante entre les deux communes. Aujourd'hui, il s'apparente à un ouvrage massif et beaucoup plus large, ayant entraîné dans sa construction la disparition des demeures anciennes qui le bordaient.
Nettement moins glamour, le pont actuel, n'est-il pas ?..
Le Pont Maudit
Petit frère du pont Neuf, le pont Maudit existe toujours entre la rue de la Halle et la rue des Bateliers, sous la chaussée. Pour s'en convaincre, il suffit de marcher et d'observer le dos d'âne. Sont d'ailleurs toujours visibles les demi-cercles en pavés qui permettaient d'amortir le dénivelé côté impair de l'avenue du Peuple-Belge. Ces arrondis de pavés sont bien visibles sur les cartes postales anciennes. Il semble bien que, lorsqu'on a terminé le comblement du canal en 1965, on a simplement remblayé sans démolir et planté des arbres pour se donner bonne conscience.
le pont de la Barre
Le pont de la Barre apparaît au milieu du XVIIIe siècle lorsque le quai du Wault, faisant partie intégrante de Lille intra-muros depuis le VIe agrandissement de 1670, est relié à la Basse-Deûle par le canal de la Moyenne-Deûle. Cette nouvelle liaison fluviale entraîne nécessairement la création de plusieurs ponts pour maintenir la communication terrestre. Ainsi, le pont de la Barre est construit pour maintenir la seule liaison directe existant entre le Vieux-Lille et le faubourg de la Barre jusqu'en 1858. L'écluse du pont de la Barre est apparue après le VIIe agrandissement de 1858, lorsque le canal de la Moyenne-Deûle a été relié à une nouvelle dérivation de la Haute-Deûle. C'est à ce point de rupture que la Haute-Deûle est tout naturellement distincte de la Moyenne-Deûle.
Même pour un pur lillois, difficile d'imaginer que ces photographies ont été prises au même endroit !
Suite de notre article sur les ponts de Lille... Ponts d'hier, ponts d'aujourd'hui, ponts démolis, ponts reconstruits, ponts...pons la m... Oh pardon, on s'égare...
Le pont de l'Hippodrome
Le pont de l'Hippodrome - actuel pont Léo Lagrange - est un ouvrage qui enjambe la Deûle et délimite les territoires communaux de Lille et de Lambersart. A l'origine de sa construction au XIXe siècle, il s'agissait d'un pont tournant qui permettait de rejoindre Lille à Lambersart en traversant la Deûle en tramway, tout en facilitant l'accès aux péniches transitant entre le quartier Vauban et les Bois-Blancs. Détruit durant le XXe siècle, le pont de l'Hippodrome a été reconstruit afin de répondre à une circulation croissante entre les deux communes. Aujourd'hui, il s'apparente à un ouvrage massif et beaucoup plus large, ayant entraîné dans sa construction la disparition des demeures anciennes qui le bordaient.
Nettement moins glamour, le pont actuel, n'est-il pas ?..
Le Pont Maudit
Petit frère du pont Neuf, le pont Maudit existe toujours entre la rue de la Halle et la rue des Bateliers, sous la chaussée. Pour s'en convaincre, il suffit de marcher et d'observer le dos d'âne. Sont d'ailleurs toujours visibles les demi-cercles en pavés qui permettaient d'amortir le dénivelé côté impair de l'avenue du Peuple-Belge. Ces arrondis de pavés sont bien visibles sur les cartes postales anciennes. Il semble bien que, lorsqu'on a terminé le comblement du canal en 1965, on a simplement remblayé sans démolir et planté des arbres pour se donner bonne conscience.
le pont de la Barre
Le pont de la Barre apparaît au milieu du XVIIIe siècle lorsque le quai du Wault, faisant partie intégrante de Lille intra-muros depuis le VIe agrandissement de 1670, est relié à la Basse-Deûle par le canal de la Moyenne-Deûle. Cette nouvelle liaison fluviale entraîne nécessairement la création de plusieurs ponts pour maintenir la communication terrestre. Ainsi, le pont de la Barre est construit pour maintenir la seule liaison directe existant entre le Vieux-Lille et le faubourg de la Barre jusqu'en 1858. L'écluse du pont de la Barre est apparue après le VIIe agrandissement de 1858, lorsque le canal de la Moyenne-Deûle a été relié à une nouvelle dérivation de la Haute-Deûle. C'est à ce point de rupture que la Haute-Deûle est tout naturellement distincte de la Moyenne-Deûle.
Même pour un pur lillois, difficile d'imaginer que ces photographies ont été prises au même endroit !