Un peu de moi : ma région du Nord, mes goûts musicaux un peu décalés, ma passion pour le spectacle de rue, mes voyages... Un peu de tout : des blogs intéressants, de l'humour, des images, de l'émotion peut-être, de la vie, quoi...
Yuanyang, au Yunnan, est une ville très touristique fréquentée aussi bien par les Chinois que par les Coréens, Japonais et touristes occidentaux. C'est le point de départ des excursions vers les rizières en terrasses.
Mais, l’un des charmes caché du coin reste la visite du marché couvert journalier, sans doute l’un des plus beaux de la région. Chaque jour différentes minorités, Yi, Hani, Thai viennent vendre leur production, un lieu idéal pour admirer les costumes traditionnels. Le marché est délaissé des touristes chinois, plus intéressés par les rizières, ainsi que par les touristes occidentaux plus souvent emmenés par leur tour-opérateur vers les petits marchés se déroulant souvent en bord de route dans les villages environnants (mais dont les dates sont basées sur le calendrier lunaire).
Voici une vidéo retraçant la visite de ce marché. En étant attentif, vous pourrez y voir, entre autres choses dignes d'intérêt :
une grenouille de compagnie, un chien rôti, M. Chez Dudu, un élégant porte-œufs, Mme Chez Dudu, un poisson tentant une évasion et... un raton laveur... Euh, non, pas de raton laveur.
« Un galibot ch'est un infant qui étot imbauché à l'fosse.
Comme il étot tiot, i pouvot aler dins des galeries d'ù ches adultes i pouvottent pon aler.
L' 3 éd janvié 1813, un décré intérdit l' déchènte des mioches éd moins d' 10 innées. »
Citation de Wikipedia en Picard
Un galibot (de galibier, polisson) est un enfant embauché à la mine. Comme il était petit, il pouvait aller dans les galeries où les adultes ne pouvaient pénétrer. Le 3 janvier 1813, un décret interdit la descente des enfants de moins de 10 ans.
La famille Galibot est donc une famille de mineurs.
Le père est porion, c'est -à-dire contremaître. A l'origine, porion est le nom du poireau en picard. En d'autres termes, le porion « fait le poireau », il reste immobile et regarde les autres travailler. D'après Guy Dubois, dont nous vous parlerons bientôt, le terme viendrait plutôt de l'italien "caporione", signifiant chef de bande apporté par les travailleurs italiens immigrés et introduit dans les mines du sud de la France.
La fille est cafu. La cafu est une femme travaillant au fond de la mine ayant pour objectif a l'intérieur de celle-ci de ramasser les houilles. On les repère avec leur coiffes voilées. Le contraire de la cafu est la cribleuse. Celle ci est une femme travaillant au jour au triage, moulinage ou culbutage des berlines. Généralement , les cribleuses étaient appelés dans le jargon minier "les culs a gaillettes"
Les autres membres de la famille font penser plus aux traditions locales qu'à la mine.
Le grand-père est coulonneux, c'est-à-dire colombophile. Un coulon, c'est un pigeon.
Et là, nous revenons à Edmond Tanière, chantre du pays minier.
V'la les coulonneux
On évoque aussi dans la famille Galibot les géants de la ville de Douai : Gayant, sa femme Marie Cagenon et leurs trois enfants, Jacquot, Fillon et Binbin. Les « fêtes de Gayant » sont une institution dans la ville et se déroulent selon un cérémonial très codifié.
Famille Petcheux : Pêcheur. La mère est matlote, apparemment, elle vend le poisson sur les quais. La grand-mère est remailleuse, elle répare les filets de pêche. Le grand-père est sautrier. D'après le Glossaire du patois des matelots boulonnais, un sautrier est un bateau qui fait la pêche des sauterelles (crevettes). A terre, le sautrier serait celui qui pratique la pêche à la crevette à pied en bord de mer avec un haveneau, grand filet muni d'un long manche. Cette pêche se pratiquait autrefois à cheval. Aujourd’hui, en Belgique, Oostduinkerke est le seul lieu du monde où on peut encore voir les pêcheurs à cheval.
Quant à la fille elle est minker !!! Aucune explication trouvée à ce jour. Les lumières sur ce terme seront les bienvenues.
Enfin le fils, avec son berguenaere (son parapluie), prépare le Carnaval de Dunkerque... Non, nous ne vous soûlerons pas avec le folklore dunkerquois, il y a assez de sites sur le Web pour assouvir sa soif sur ce sujet...
Même pas une petite chanson du carnaval... C'est vrai, quoi ! Le blog Chez Dudu recèle déjà tant de chansons paillardes...
« Un galibot ch'est un infant qui étot imbauché à l'fosse.
Comme il étot tiot, i pouvot aler dins des galeries d'ù ches adultes i pouvottent pon aler.
L' 3 éd janvié 1813, un décré intérdit l' déchènte des mioches éd moins d' 10 innées. »
Citation de Wikipedia en Picard
Un galibot (de galibier, polisson) est un enfant embauché à la mine. Comme il était petit, il pouvait aller dans les galeries où les adultes ne pouvaient pénétrer. Le 3 janvier 1813, un décret interdit la descente des enfants de moins de 10 ans.
La famille Galibot est donc une famille de mineurs.
Le père est porion, c'est -à-dire contremaître. A l'origine, porion est le nom du poireau en picard. En d'autres termes, le porion « fait le poireau », il reste immobile et regarde les autres travailler. D'après Guy Dubois, dont nous vous parlerons bientôt, le terme viendrait plutôt de l'italien "caporione", signifiant chef de bande apporté par les travailleurs italiens immigrés et introduit dans les mines du sud de la France.
La fille est cafu. La cafu est une femme travaillant au fond de la mine ayant pour objectif a l'intérieur de celle-ci de ramasser les houilles. On les repère avec leur coiffes voilées. Le contraire de la cafu est la cribleuse. Celle ci est une femme travaillant au jour au triage, moulinage ou culbutage des berlines. Généralement , les cribleuses étaient appelés dans le jargon minier "les culs a gaillettes"
Les autres membres de la famille font penser plus aux traditions locales qu'à la mine.
Le grand-père est coulonneux, c'est-à-dire colombophile. Un coulon, c'est un pigeon.
Et là, nous revenons à Edmond Tanière, chantre du pays minier.
V'la les coulonneux
On évoque aussi dans la famille Galibot les géants de la ville de Douai : Gayant, sa femme Marie Cagenon et leurs trois enfants, Jacquot, Fillon et Binbin. Les « fêtes de Gayant » sont une institution dans la ville et se déroulent selon un cérémonial très codifié.
Famille Petcheux : Pêcheur. La mère est matlote, apparemment, elle vend le poisson sur les quais. La grand-mère est remailleuse, elle répare les filets de pêche. Le grand-père est sautrier. D'après le Glossaire du patois des matelots boulonnais, un sautrier est un bateau qui fait la pêche des sauterelles (crevettes). A terre, le sautrier serait celui qui pratique la pêche à la crevette à pied en bord de mer avec un haveneau, grand filet muni d'un long manche. Cette pêche se pratiquait autrefois à cheval. Aujourd’hui, en Belgique, Oostduinkerke est le seul lieu du monde où on peut encore voir les pêcheurs à cheval.
Quant à la fille elle est minker !!! Aucune explication trouvée à ce jour. Les lumières sur ce terme seront les bienvenues.
Enfin le fils, avec son berguenaere (son parapluie), prépare le Carnaval de Dunkerque... Non, nous ne vous soûlerons pas avec le folklore dunkerquois, il y a assez de sites sur le Web pour assouvir sa soif sur ce sujet...
Même pas une petite chanson du carnaval... C'est vrai, quoi ! Le blog Chez Dudu recèle déjà tant de chansons paillardes...
Tout le monde connaît les "Monsieur, Madame" où il s'agit de trouver un prénom à base de jeu de mots sur le nom de famille.
Voici la version nordiste, à prononcer à voix haute, mais mentalement (difficile!!!) avec l'accent de chez nous, pour en apprécier toute la finesse...
La réponse se découvre sous l'image en cliquant et en balayant l'espace blanc avec la souris, manœuvre très délicate demandant un entraînement spécifique.
Tout le monde connaît les "Monsieur, Madame" où il s'agit de trouver un prénom à base de jeu de mots sur le nom de famille.
Voici la version nordiste, à prononcer à voix haute, mais mentalement (difficile!!!) avec l'accent de chez nous, pour en apprécier toute la finesse...
La réponse se découvre sous l'image en cliquant et en balayant l'espace blanc avec la souris, manœuvre très délicate demandant un entraînement spécifique.
« Groupe » culte de la musique belge, Sttellla fait partie du Panthéon Duduesque, au même titre que Boby Lapointe, Pierre Perret, Gérard Blanchard et …. Renaud.... Avec leur manière à eux de manipuler la langue française et se faisant damner pour un ultime jeu de mots. C'est vrai, ce n'est pas de la grande musique, mais qu'est-ce que ça fait du bien !
Courte biographie extraite de Wikipedia :
Sttellla est un groupe musical belge à géométrie variable et dont le seul membre fixe est Jean-Luc Fonck, figure emblématique de l'humour belgo-belge et chanteur intérimaire (en attendant qu'on en trouve un autre). Sttellla allie humour, jeux de mots et délire. Le groupe voit le jour en 1978 autour d'un duo formé par Jean-Luc Fonck et Mimi Crofilm qui quittera l'aventure en 1992.
Sttellla s'écrit avec deux T et trois L. Sur leur site web, on trouve l'explication suivante : « Pourquoi Sttellla ? Parce que la bière ». Ils ont voulu ensuite ajouter un T ou un L à chaque improbable nouveau concert qu'ils donneraient, mais ont vite arrêté vu leur succès grandissant de manière exponentielle et les nombreuses demandes pour de nouveaux spectacles..
La biographie officielle et aussi intéressante que drôle est à voir, lire et relire, sur le site, non moins drôle et intéressant, de l'Artiste.
« Groupe » culte de la musique belge, Sttellla fait partie du Panthéon Duduesque, au même titre que Boby Lapointe, Pierre Perret, Gérard Blanchard et …. Renaud.... Avec leur manière à eux de manipuler la langue française et se faisant damner pour un ultime jeu de mots. C'est vrai, ce n'est pas de la grande musique, mais qu'est-ce que ça fait du bien !
Courte biographie extraite de Wikipedia :
Sttellla est un groupe musical belge à géométrie variable et dont le seul membre fixe est Jean-Luc Fonck, figure emblématique de l'humour belgo-belge et chanteur intérimaire (en attendant qu'on en trouve un autre). Sttellla allie humour, jeux de mots et délire. Le groupe voit le jour en 1978 autour d'un duo formé par Jean-Luc Fonck et Mimi Crofilm qui quittera l'aventure en 1992.
Sttellla s'écrit avec deux T et trois L. Sur leur site web, on trouve l'explication suivante : « Pourquoi Sttellla ? Parce que la bière ». Ils ont voulu ensuite ajouter un T ou un L à chaque improbable nouveau concert qu'ils donneraient, mais ont vite arrêté vu leur succès grandissant de manière exponentielle et les nombreuses demandes pour de nouveaux spectacles..
La biographie officielle et aussi intéressante que drôle est à voir, lire et relire, sur le site, non moins drôle et intéressant, de l'Artiste.
Famille Cinsier : En patois une ferme est une cense. L'Avesnois étant l'endroit le plus vert du Nord, il est normal que la famille Cinsier (ou censier) y soit située.
El mémère est buveuse... Non, ce n'est pas pas une alcoolique, c'est une buveuse ed' jus, c'est-à-dire de café. Un café évidemment aromatisé à la chicorée (Leroux en l'occurrence sur l'illustration, originaire d'Orchies qui n'est pas en Avesnois !).
Tout cha pour amener eun canchon, eh ouais, incore du Renaud, une reprise d'Edmond Tanière :
Eun' goutt' ed' jus
La fille est keuillère, cueilleuse de pommes.Tiens, à ce propos, une chanson mondialement connue :
Luc Barney - La fille de la fermière
Le fils est faukeur (faucheur) et le père paour... Le Littré nous indique qu'un paour est un individu rustre, lourdaud grossier... On pourrait peut-être dire un bouseux !.. Mais tout ceci n'est pas très sympathique pour lui ! Tout cela pour en arriver à une chanson, eh oui, écoutez :
Les Charlots - Berry Blues
Quant à ch' pépère, il élève des moukes à mié (des mouches à miel), des abeilles. Mais non, nous n'allons pas vous mettre la chanson de Bourvil... Ah, quoique... Une petite seconde, le temps de chercher sur Youtube...
Ça y est !
Bourvil - Les abeilles
C'est tout pour aujourd'hui. Cet article n'a été que prétexte à un petit délire musical et éminemment culturel. Retour aux choses sérieuses après un petit break dans une semaine.
Famille Cinsier : En patois une ferme est une cense. L'Avesnois étant l'endroit le plus vert du Nord, il est normal que la famille Cinsier (ou censier) y soit située.
El mémère est buveuse... Non, ce n'est pas pas une alcoolique, c'est une buveuse ed' jus, c'est-à-dire de café. Un café évidemment aromatisé à la chicorée (Leroux en l'occurrence sur l'illustration, originaire d'Orchies qui n'est pas en Avesnois !).
Tout cha pour amener eun canchon, eh ouais, incore du Renaud, une reprise d'Edmond Tanière :
Eun' goutt' ed' jus
La fille est keuillère, cueilleuse de pommes.Tiens, à ce propos, une chanson mondialement connue :
Luc Barney - La fille de la fermière
Le fils est faukeur (faucheur) et le père paour... Le Littré nous indique qu'un paour est un individu rustre, lourdaud grossier... On pourrait peut-être dire un bouseux !.. Mais tout ceci n'est pas très sympathique pour lui ! Tout cela pour en arriver à une chanson, eh oui, écoutez :
Les Charlots - Berry Blues
Quant à ch' pépère, il élève des moukes à mié (des mouches à miel), des abeilles. Mais non, nous n'allons pas vous mettre la chanson de Bourvil... Ah, quoique... Une petite seconde, le temps de chercher sur Youtube...
Ça y est !
Bourvil - Les abeilles
C'est tout pour aujourd'hui. Cet article n'a été que prétexte à un petit délire musical et éminemment culturel. Retour aux choses sérieuses après un petit break dans une semaine.
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Euh, non ce n'est pas tout à fait fini, mais celle-là, nous n'avons pas osé la mettre dans le corps de l'article.
El mère, elle est cinsière, bien entendu : fermière et à ce sujet, nous avons déniché une chanson de Pierre Perret, mais...
A NE VRAIMENT PAS METTRE ENTRE TOUTES LES OREILLES !!!!!